Une enquête a été ouverte suite au suicide d'une collégienne de 12 ans dans les Pyrénées-Orientales, un acte tragique qui semble être lié au harcèlement, selon les déclarations du parquet le 23 janvier.
D'après les informations rapportées par l'AFP, la collégienne, élève de cinquième, a été retrouvée morte à son domicile à Glorianes dans la nuit du 22 au 23 janvier. Le procureur de Perpignan, Jérôme Bourrier, a confirmé qu'une investigation avait été déclenchée pour comprendre les circonstances de cette tragédie. "C'est un suicide, et un écrit laissé par l'adolescente semble évoquer des actes de harcèlement", a-t-il précisé.
Le quotidien local L'Indépendant a indiqué que le rectorat a établi une cellule d'écoute au collège Pierre Fouché, ouverte aux élèves durant le week-end. Ce dispositif vise à offrir un soutien psychologique aux camarades et à la communauté éducative.
De nouvelles mesures contre le harcèlement
Selon la même source, tous les personnels du collège ont été formés à la prévention et à la lutte contre le harcèlement, une initiative mise en place en mai 2025. Le collège était, de plus, labellisé "PHARE" depuis 2024, signifiant qu'il fait partie d'un programme de prévention active contre le harcèlement, impliquant élèves et adultes.
Les gendarmes de la brigade de recherches de Prades ont été chargés de mener l'enquête et analyser à la fois le cadre scolaire et le contexte relationnel de la jeune fille. Malgré les soupçons de harcèlement, le procureur invite à la précaution, soulignant qu'il pourrait exister d'autres motifs, potentiellement d'origine familiale.
Des experts en psychopédagogie insistent sur la nécessité de créer un environnement sûr dans les établissements scolaires pour prévenir de telles tragédies. "Il est crucial que les jeunes puissent parler de leurs souffrances sans crainte de jugement", explique Dr. Marine Lefèvre, psychologue. Le drame de Glorianes est un appel vibrant à la vigilance collective contre le harcèlement et ses conséquences dévastatrices.







