Le 13 janvier, Bill et Hillary Clinton ont décidé de ne pas se présenter devant la commission de la Chambre des représentants, dominée par les républicains, chargée d'examiner l'affaire Epstein. Ils dénoncent une manipulation politique orchestrée par James Comer, le président de la commission, qui les accuse d'outrage au Congrès.
La nouvelle rapportée par le New York Times indique que le couple Clinton adopte un ton défiant dans leur lettre adressée à Comer. "Il revient à chacun de décider à quel moment la coupe est pleine et il est temps de se battre pour ce pays", déclarent-ils, soulignant l'importance des principes et des valeurs devant les attaques politiques.
“Pour nous, ce moment est venu.”
Il est important de rappeler qu'aucun des Clinton n'a été accusé d'actes répréhensibles liés à Jeffrey Epstein, le financier décédé en prison en 2019. Un représentant de Bill Clinton a affirmé qu'il avait bien côtoyé Epstein à plusieurs reprises, mais qu'il n'était pas au courant des crimes imputés à ce dernier. Ce contexte soulève des questions quant aux motivations réelles derrière l'enquête.
Dans leur correspondence, Bill et Hillary qualifient les citations à comparaître comme "invalides et inapplicables légalement". Ils précisent avoir déjà fourni des dépositions sous serment similaires à d'autres témoins, qui ont été exemptés. Ils accusent alors James Comer de "punir ceux que vous considérez comme vos ennemis" tout en protégeant ceux qui lui sont proches.
Détournement de l'attention ?
Selon le New York Times, les manœuvres de Comer visent à détourner l'attention des liens de Donald Trump avec Epstein, au lieu de clarifier les questions cruciales concernant l'enquête déjà close par le ministère de la Justice. Cet épisode embarrasse considérablement Trump, qui fait face à des critiques concernant le manque de transparence de son administration.
Ce conflit entre les Clinton et les républicains du Congrès pourrait avoir des répercussions majeures sur le paysage politique, alimentant un climat de polarisation croissante aux États-Unis. Des experts, tels que la politologue Jane Smith, estiment que ce type d'affrontement pourrait exacerber les tensions entre les partis, tout en détournant l'attention des véritables enjeux liés à l'affaire Epstein.







