La commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public relance ses travaux dès le lundi 19 janvier. À cette occasion, des personnalités influentes telles que Léa Salamé, Rachida Dati et des représentants de Reporters sans frontières (RSF) seront auditionnées, comme l'a annoncé le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus.
Après une interruption d'une durée d'un mois, la commission a décidé de reprendre ses convocations suite à une réunion tenue le 6 janvier. Elle se concentre sur des thèmes cruciaux concernant la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public, un sujet sensible dans le climat actuel.
Les suspensions d'auditions effectuées en décembre dernier, dues à une série d'incidents, avaient mis en évidence des tensions. En effet, la présidente de Radio France, Sibyle Veil, a émis des inquiétudes concernant la déformation de ses propos dans les médias sociaux. Dans un contexte où le débat sur la privatisation du service public de l'audiovisuel se renforce, le président de la commission a mis en place de nouvelles règles. Ces règles interdisent aux membres de la commission de s'exprimer en temps réel sur les réseaux sociaux, afin de garantir l'intégrité des auditions.
Les prochaines auditions sont programmées : Pierre Haski, président de RSF, sera entendu le 21 janvier, suivi de Léa Salamé et du journaliste Laurent Delahousse le 2 février. La ministre de la Culture, Rachida Dati, complétera cette série d'auditions le 5 février, amenant ainsi une variété de perspectives sur les enjeux de l'audiovisuel public.
Comme l'affirme le rapporteur de la commission, Cyril Alloncle, "l'audiovisuel public doit être un pilier de notre démocratie et non un outil au service d'intérêts privés." Ce point de vue a été renforcé par des experts qui soulignent l'importance d'un débat public éclairé dans la gestion des médias.







