La crise sanitaire a lourdement impacté les finances des retraites complémentaires, avec un déficit atteignant 4,8 milliards d'euros pour l'année 2020. Alors qu'il venait de redresser ses comptes, ce régime, qui couvre les salariés du secteur privé, a vu ses ressources s'effondrer à cause des effets économiques de la pandémie de Covid-19.
Des ressources en forte baisse
Les cotisations versées par les employés et les entreprises ont chuté de 5,5%, entraînant un manque à gagner de 3,9 milliards d'euros. Cette situation a été exacerbée par le recours massif au chômage partiel, qui a concerné 8,8 millions de salariés au moins une fois en 2020. Bien que les droits à la retraite aient été maintenus durant cette période, les cotisations n'ont pas été versées, mettant ainsi le régime en difficulté.
Un déficit préoccupant pour l’avenir
Pour pallier ce déficit exceptionnel, l'Agirc-Arrco a puisé dans ses réserves financières, qui s'élevaient à 61 milliards d'euros fin 2020. Si cela permet de couvrir les pertes, les avertissements sont clairs : la gestion de ces fonds est cruciale. Les partenaires sociaux ayant géré le régime ont déjà mis en place des restrictions sur les pensions afin d'éviter une dégringolade des réserves. Les prévisions de croissance de la Banque de France laissent cependant entrevoir une lueur d'espoir pour l'avenir de ces retraites.
Vers une réforme nécessaire ?
Avec les réserves minimales exigées par les partenaires sociaux, la question d’une réforme devient incontournable pour assurer la pérennité du système. Les gestionnaires de l'Agirc-Arrco surveillent attentivement les développement économiques et espèrent des signes de reprise pour stabiliser les comptes du régime de retraites complémentaires.







