Mercredi soir, à Bourg-en-Bresse, l'ancien président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, était présent aux côtés d'Edouard Philippe, maire Horizons du Havre, lors du congrès des Jeunes Agriculteurs (JA). Une rencontre qui illustre non seulement les tensions au sein de la droite, mais aussi les manœuvres stratégiques à dix mois de l'élection présidentielle de 2027.
Wauquiez, qui est également le chef des députés Les Républicains, est apparu tout sourire, soulignant les rivalités au sein de son propre camp, notamment avec Bruno Retailleau, son concurrent pour la candidature LR. Lors de cette soirée inaugurale, il a lancé une pique subtile à Retailleau, affirmant qu'Edouard Philippe était celui qui avait "le mieux compris qu'un congrès JA ne se joue pas le jeudi, mais la veille".
Philippe a ensuite animé une séance de questions-réponses sur des thématiques agricoles, aux côtés d'autres figures politiques comme Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (Les Écologistes), représentant la diversité des opinions et des tendances qui se dessinent à l'approche du scrutin.
Dans ce contexte, Wauquiez a plaidé pour l'organisation d'une primaire visant à désigner un candidat unique de la droite, rassemblant diverse inclinations allant de la macroniste Gabriel Attal jusqu'à la figure de Reconquête, Sarah Knafo. Une proposition qui est néanmoins rejetée par Retailleau, le candidat largement soutenu par les adhérents de LR depuis avril dernier.
Bien que Wauquiez reconnaisse l'autorité de Retailleau, il ne lui accorde pas de soutien direct, indiquant qu'il ne se rendrait pas à son meeting à Paris. Dans une déclaration faite à l'AFP, il a affirmé : "Je ne veux pas alimenter la machine à perdre, donc je n'irai pas à des événements de campagne de candidats qui s'opposent les uns aux autres dans notre propre famille politique." Ces mots reflètent les fractures qui traversent le paysage politique, alors que la droite française se prépare à affronter un défi majeur en 2027.







