Le 3 juin, le tribunal de Périgueux a décidé du sort de sept jeunes hommes âgés de 18 à 22 ans, tous reconnus coupables de trafic de stupéfiants. Les sanctions imposées varient d'un an de prison à cinq ans, avec des mesures comme un bracelet électronique pour certains.
Le tribunal a été informé que l'un des prévenus avait loué un logement pour y stocker le matériel nécessaire au conditionnement de cannabis, incluant balances et sachets. Les ventes se faisaient principalement par l'intermédiaire des plateformes Snapchat et Telegram. Les enjeux de ces opérations ont été dévoilés durant des investigations qui ont débuté en janvier 2025, marquées par des perquisitions et des contrôles routiers, mettant en lumière l'organisation de ce petit réseau de jeunes, souvent copains d’enfance.
Qui est le chef ?
Le procès a mis en avant une tentative de cibler le présumé leader du groupe, Louis, qui selon la procureure, aurait dirigé le réseau. D’autres, comme Kevin, ont nié être impliqués, se présentant simplement comme de jeunes adultes qui passaient du temps ensemble. Le parquet, cependant, n’a pas manqué de relever qu’il ne pouvait y avoir d’innocence face à l’évidence des échanges notés.
Pas un grand cartel
Tandis que l’avocat de Kevin a plaidé en faveur de l'innocence de son client, arguant d'une simple fête entre amis, les montants en jeu, estimés à environ 50 000 euros, ont été jugés insuffisants par d'autres avocats, dénonçant l'exagération de l'affaire. De son côté, le parquet considère cette somme comme la partie visible d'un phénomène plus vaste.
À l’avenir, ces jeunes devront faire face aux conséquences de leurs actes, le tribunal ayant appliqué des peines en accord avec la gravité et le contexte des faits. Les débats en salle d'audience ont donc mis en exergue une réalité préoccupante : la banalisation du trafic de cannabis parmi les jeunes, souvent sous-estimée, avec un président de tribunal qualifiant cela d'« ubérisation du trafic ».
Les prénoms des prévenus ont été modifiés pour protéger leur identité.







