Le président français Emmanuel Macron a récemment exprimé des préoccupations quant à Xenia Fedorova, une chroniqueuse russe accusée de relayer la voix du Kremlin dans les médias français. Il a mentionné que Fedorova était déjà impliquée dans "la propagande d'État" russe en 2017 et que selon lui, la situation n'a pas évolué depuis.
"Je vous renvoie à mes déclarations lors de ma rencontre à Versailles en juin 2017, en présence du président Poutine. À cette époque, elle prétendait travailler pour un média, alors qu'elle était en réalité une partie intégrante de la machine de propagande d'État", a-t-il affirmé, en faisant référence à l'ancienne directrice de RT France, la chaîne d'information interdite dans l'UE depuis l'invasion de l'Ukraine.
Accompagné du président monténégrin Jakov Milatovic, Macron a souligné que ses opinions n'avaient pas changé, mettant en lumière la nécessité de défendre les valeurs démocratiques face à l'ingérence étrangère.
Malgré ces accusations, Xenia Fedorova a récemment obtenu le renouvellement de son titre de séjour en France pour 2024, provoquant une vague de réactions. "Ce n'est pas au président de décider des titres de séjour. Nous avons des règles et des procédures à respecter", a défendu Macron.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a précisé qu'aucune pression gouvernementale n'avait influencé cette prolongation, et il a rassuré le public sur le respect des lois en vigueur.
Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, a de son côté décrit Fedorova comme une "propagandiste avérée", indiquant qu'elle sert d'intermédiaire pour la désinformation émanant de Moscou.
En réponse à cette situation, plusieurs eurodéputés du groupe centriste Renew ont appelé l'UE à prendre des sanctions contre Fedorova, qu'ils qualifient de "propagandiste notoire". Ils l'accusent de promouvoir de "grossières manipulations" sur la guerre en Ukraine et de soumettre l'UE à des narratifs déformés.
Edouard Philippe, ancien Premier ministre, a exprimé sa préoccupation, affirmant qu'apporter les positions de la Russie à Paris revient à critiquer celles de la France.
Enfin, Raphaël Glucksmann, responsable de Place Publique, a demandé la suppression des plateformes médiatiques de Fedorova, la qualifiant d'"agente russe" à la solde d'un régime menaçant pour l'Europe.







