Dans un signe fort de défiance, quatre navires portant le pavillon iranien, à savoir le Hilda I, l'Amber, le Silvia 1, et le Happiness I, ont traversé le détroit d'Ormuz, transportant un total de 7 millions de barils de pétrole. Cette traversée s'opère notamment grâce à des données de la société de suivi maritime Kpler, qui a confirmé ces mouvements étonnants après un silence de plusieurs semaines.
Ces pétroliers ont embarqué leur cargaison sur l'île de Kharg, un terminal qui gère environ 90 % des exportations de brut iraniennes. Surpris par l'ampleur de ce passage, Kpler souligne que les navires ont éteint leurs transpondeurs AIS, une manœuvre souvent utilisée pour échapper aux radars des autorités. L'utilisation d'imagerie satellite s'avère incontournable dans le suivi de telles opérations maritimes.
Il est important de noter que ces navires, dans leur communication sécurisée, sont réputés pour livrer des cargaisons de brut à des endroits au large de Malaisie et Singapour, d'où ils sont transbordés vers d'autres tankers avant d’atteindre leurs clients, souvent en Chine. C'est une tactique que Téhéran utilise pour contourner les sanctions internationales qui entravent ses capacités d'exportation, comme le rapporte le BFMTV.
Blocus des ports iraniens
Initialement, ces quatre pétroliers avaient poursuivi leurs opérations, mais leur activité avait été suspendue depuis le 13 avril, en réponse au blocus américain imposé après le blocage du détroit par Téhéran. Bien que trois autres pétroliers aient défié le blocus dès le 15 avril, aucun navire n'avait osé tenter sa chance depuis lors, ajoutant au suspense de cette nouvelle traversée.
Les États-Unis ne restent pas inactifs dans cette chasse au pétrole, ayant récemment annoncé la neutralisation d'un tanker en tirant sur sa salle des machines. Cette intervention marquait le sixième incident enregistré depuis l'instauration du blocus, témoignant de la tension persistante dans cette zone stratégique. Les experts du marché pétrolier estiment que ces événements pourraient avoir un impact significatif sur les prix mondiaux du pétrole, surtout en période d'incertitude économique.







