Alors que les médias progressistes s'érigent chaque jour davantage en bastion contre toute initiative conservatrice, une notion emblématique s'impose : la "bataille culturelle". Dans un récent article du Monde, il a été avancé que Charles Alloncle aurait transformé la commission sur l'audiovisuel public en instrument d'une prétendue guerre idéologique visant à "démolir l'un des piliers de notre démocratie". On peut également apprendre que le réseau d'écoles Excellence ruralités, qui œuvre pour sortir les enfants défavorisés de l'échec scolaire, est suspecté de viser des objectifs idéologiques, comme évoqué dans le même quotidien.
L’objectif de ces critiques semble être de stigmatiser une certaine vision de la France et de ses traditions. Récemment, Libération a également pris position contre diverses écoles privées, mouvements et évènements jugés porteurs d'une "bataille culturelle" au profit d’idéologies "nauséabondes". Par exemple, Le Canon français, un événement célébrant la gastronomie et le patrimoine, a été critiqué pour promouvoir une prétendue idéologie malsaine.
Un autre aspect de cette guerre des idées est illustré par le succès du Puy du Fou et d'autres spectacles historiques, qui ne sont pas à l'abri des accusations de mener une bataille culturelle. En revanche, la grande cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, mise en avant par Thomas Jolly et Patrick Boucheron, est présentée comme un modèle d'ouverture et d'inclusivité, sans que cette initiative ne soit qualifiée de bataille culturelle.
Cependant, cette distinction semble se flouter lorsque l'on regarde de plus près les motivations exprimées par certains médias, comme lorsqu'ils accusent ceux qui ne souscrivent pas à leur vision de la France d'adhérer à un obscurantisme dangereux. À titre d’exemple, un député socialiste a récemment plaidé pour interdire des fêtes traditionnelles car jugées trop ancrées dans le passé.
Pour les partisans du progressisme, cette lutte n’est pas simplement politique : elle est apocalyptique. La vision du monde de certains médias et individus serait celle du bien suprême contre les ténèbres, où toute référence à la tradition devient suspectée de complicité avec le mal. La notion de patriotisme, par conséquent, est placée sous un feu nourri, et la défense de l'identité française est souvent jugée coupable sur la base de stéréotypes.
En somme, il semblerait qu'une partie de la France se trouve à la croisée des chemins : entre la préservation de ses traditions et une poussée vers un futur que de nombreux acteurs souhaitent façonné par le progrès. La lutte pour une France renouvelée se poursuit, tandis que les tensions se font chaque jour davantage ressentir.







