Les négociateurs iraniens, dans le contexte des pourparlers avec les États-Unis, ont exprimé leur souhait de faire libérer environ 24 milliards de dollars d’avoirs gelés à l'étranger, rapportent les médias iraniens, notamment l'agence Tasnim.
Cette sollicitation arrive alors que l'Iran se prépare à finaliser un cadre en 14 points pour mettre un terme durable à la guerre avec les États-Unis, une situation exacerbée par une offensive américano-israélienne qui a débuté le 28 février dernier. Le dégel des avoirs est l'un des points névralgiques dans ces pourparlers.
"Il est estimé que 24 milliards de dollars d'avoirs gelés doivent être libérés au cours des discussions" (environ 21 milliards d'euros), souligne Tasnim, citant une source proche de l’équipe de négociation.
L'Iran demande à ce que "la moitié de cette somme soit accessible au moment de l'annonce" d'un potentiel protocole d'accord, fait savoir l’agence de presse.
Entre 100 et 123 milliards de dollars selon les médias
Des hauts responsables iraniens, dont le négociateur principal Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, se sont récemment rendus à Doha pour la première fois depuis le début du conflit. Le gouverneur de la Banque centrale, Abdolnaser Hemmati, était également présent pour discuter des fonds gelés.
Bien qu'il n'existe pas de chiffre officiel sur le montant total des avoirs bloqués en raison des sanctions américaines, les médias iraniens avancent une estimation entre 100 et 123 milliards de dollars.
En 2023, le Qatar avait servi d'intermédiaire dans un accord d'échange de prisonniers avec les États-Unis, qui prévoyait également le déblocage de six milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés en Corée du Sud. Cependant, ces fonds, qui avaient été transférés vers un compte spécial au Qatar, n'ont jamais été remis à Téhéran, suite à l'attaque en Israël, le 7 octobre 2023, par le Hamas soutenu par l'Iran.







