Viktor Orbán, à la tête de la Hongrie depuis 2010, se retrouve sous le feu des critiques alors qu'il affiche un style de vie en contraste flagrant avec le quotidien des Hongrois. Bien qu'il prétende mener une existence modeste, les accusations de corruption se multiplient, rendant son gouvernement l'un des plus controversés d'Europe, avec des classements alarmants selon Transparency International.
Des révélations récentes, relayées par France 24, mettent en lumière le travail de Ákos Hadházy, député indépendant, qui a signalé que Orbán aurait détourné près de 2,84 milliards d'euros des caisses de l'État chaque année au cours de la dernière décennie.
La situation est exacerbée par la découverte d'un domaine flamboyant, nommé Hatvanpuszta, évalué à plusieurs centaines de millions d'euros, qui comprend de vastes jardins, plusieurs dépendances et même un parc animalier. Cette propriété, qui a été survolée par Hadházy, incarne les excès d'un homme au pouvoir depuis trop longtemps, alors que la population souffre d'une inflation croissante et d'une détérioration des services publics.
Le cercle de pouvoir profite de la situation
Les enquêtes sur la richesse d'Orbán, menées par des juges, peinent à avancer. Cependant, elles révèlent que sa richesse n'est pas une affaire isolée. Son ami d'enfance, Lőrinc Mészáros, a fait un parcours fulgurant, passant de plombier à l’un des citoyens les plus riches de Hongrie. Les membres de sa famille également, comme István Tiborcz, son gendre, se sont enrichis grâce à des contrats juteux dans le secteur public, en particulier dans l’éclairage urbain.
Ce système interconnecté rend difficile la visibilité sur l'ampleur réelle de la fortune d'Orbán. Péter Magyar, son principal opposant politique, a promis d'exposer la corruption endémique s'il est élu aux prochaines élections, le 12 avril.







