À l'approche des élections pour les exécutifs communautaires, Frédéric Péchavy, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Lot-et-Garonne, et son directeur général, Yannick Villeneuve, insistent sur la nécessité d’un soutien indéfectible au tissu économique. « Nous appelons les futurs élus à placer l’économie au cœur de leurs priorités, surtout en cette période cruciale », déclarent-ils.
En effet, alors que de nombreuses compétences, telles que l'économie, l'emploi ou encore la formation, relèvent des agglomérations et communautés de communes de Lot-et-Garonne, les leaders de la CCI soulignent qu'il est essentiel de garder les enjeux économiques à l’avant-plan pendant cette période de transition politique.
« En 2024, nous avons déjà constaté une montée inquiétante des procédures collectives dans de nombreux secteurs, et 2025 semble annoncer encore pire », alerte Yannick Villeneuve. « Nous sommes à un tournant critique de l’économie dans le département et cela nécessite une pleine conscientisation de la part des nouvelles autorités », ajoute-t-il.Cela fait écho à des préoccupations partagées par de nombreux experts, qui voient cette situation comme un appel urgent à la mobilisation.
Projets structurants : LGV et EPR
Deux projets majeurs se dessinent comme des piliers pour le développement économique : la gare LGV à Agen et l'EPR de Golfech. Frédéric Péchavy soutient que « les infrastructures comme cette gare représentent une véritable opportunité, à condition que nous nous synchronisions pour saisir cette chance ». Il mentionne également la concurrence potentielle avec Montauban, soulignant l’importance du soutien unanime des élus pour assurer la victoire de la candidature agenais.
« Les politiques doivent s’unir pour maximiser les bénéfices pour notre territoire »
D’autre part, concernant le nouvel EPR, la compétition avec le site du Blayais pourrait générer des investissements massifs. « Ne pas saisir cette opportunité serait néfaste pour notre département », prévient le président de la CCI, appelant à une synergie entre tous les acteurs économiques. « Si nos élus échouent à soutenir ces initiatives, nous risquons de manquer le train de l’histoire », conclut-il.
Unir les forces pour la coopération
Yannick Villeneuve ajoute : « Il est essentiel que tout le monde soit mobilisé, indépendamment des préférences politiques. Ce qui compte, ce sont les projets stratégiques pour le développement de notre territoire. Les divergences idéologiques ne devraient jamais l’emporter sur les enjeux économiques. » Selon lui, les réalisations passées, créées à travers la coopération intercommunale, sont des exemples à suivre.
Les deux dirigeants insistent sur l’urgence d’avancer ensemble, tout en intégrant les nouvelles réalités économiques et en adaptant les projets futurs aux besoins de consommation de foncier, tout en évitant un ralentissement causé par des enjeux politiques, ce qui pourrait s’avérer suicidaire pour l’économie locale.







