Les prix s’envolent à la pompe en raison de conflits au Moyen-Orient, et Dominique de Villepin a appelé, le dimanche 5 avril sur BFMTV, le gouvernement à prendre des mesures d'urgence. L'ancien Premier ministre a insisté sur la nécessité d'agir rapidement et de manière structurée.
"Nous devons protéger les plus vulnérables, en particulier ceux qui dans nos territoires sont durement touchés et ne peuvent plus exercer leur travail".
Il a proposé que "les maires et les intercommunalités mettent en place des 'chèques carburant' pour ceux dont les revenus sont inférieurs à un certain seuil, afin de leur permettre de payer leur carburant et de continuer à travailler".
Selon des experts, les dispositifs d'aide déjà en place pour certaines professions, comme les agriculteurs ou les transporteurs routiers, ne seront pas suffisants. Dominique de Villepin a fait valoir que "ces aides ne peuvent pas être de simples mesurettes" mais doivent parfois être reconsidérées pour être plus ciblées.
"Nous avons besoin d'une politique d'écrêtement", a-t-il déclaré, en proposant de mettre en place un plafond de prix. Si le prix du litre dépasse ce seuil, l'État compenserait la différence. Lorsque le prix redescend, cette différence ne serait pas tout de suite répercutée afin que l'État puisse se rembourser. De plus, il a souligné la nécessité de taxer les profits excessifs réalisés par les pétroliers dans cette période de crise, estimant qu'il est injuste que des profits importants soient dégauges alors que les Français souffrent.
Il a en revanche rejeté l'idée de nationaliser Total, évoquée par le Premier secrétaire du PCF, Fabien Roussel, en affirmant que cela n'est pas la voie à suivre pour résoudre ces problèmes structurels.







