À Beyrouth, la panique a pris le dessus jeudi après-midi lorsque l'armée israélienne a émis un appel sans précédent, demandant l'évacuation des habitants de la banlieue sud, alors que le conflit au Moyen-Orient continue de s'intensifier et de susciter des inquiétudes croissantes.
"Message urgent aux habitants" : les forces israéliennes ont averti via les réseaux sociaux que la population devait "sauver sa vie et évacuer immédiatement". Des divers itinéraires vers le nord et l'est ont été proposés, provoquant un exode massif.
Des embouteillages impressionnants se sont formés alors que des coups de feu résonnaient dans ce bastion du Hezbollah, une région habité par plusieurs centaines de milliers de personnes. Des images diffusées par l'AFPTV ont montré des bâtiments gravement endommagés. D'après les autorités libanaises, le bilan s'élève à au moins 72 morts et 437 blessés, avec environ 83 000 personnes déplacées depuis le début des hostilités.
Le Hezbollah a déclenché ces escalades guerrières en réponse à la mort de l'ayatollah Khamenei. Naïm Qassem, son leader, a affirmé : "Nous ne nous rendrons pas", malgré les appels au désarmement de Beyrouth.
L'offensive menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran s'est intensifiée, visant à stopper les ambitions nucléaires de Téhéran et à empêcher la reconstitution de ses arsenaux de missiles. Cette dynamique redéfinit les relations régionales, entraînant une mobilisation militaire des pays occidentaux, comme l'indique le quotidien français Le Monde.
À Téhéran, des explosions ont été rapportées, témoignant de l'état de guerre ambiant, tandis que les habitants se battaient contre les débris des bombardements précédents. Un résident de 30 ans a déclaré : "Nous tournons une page très importante de notre histoire et je n'ai pas peur".
L'agence de presse iranienne IRNA a communiqué un bilan alarmant de 1 230 morts, un chiffre que l'AFP, pour sa part, n'a pas pu vérifier.
Les répercussions du conflit se font sentir au Qatar et à Bahreïn, où six travailleurs ont été blessés dans une zone industrielle d'Abou Dhabi. Les diplomates à Ryad ont été appelés à se mettre à l’abri et le quartier diplomatique de la capitale saoudienne a été sécurisé, rapportent des témoins.
Dans ce contexte, les monarchies pétrolières de la région demeurent prudentes, hésitant à s'engager totalement dans les combats, malgré leur implication historique dans de tels conflits.
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, ont également annoncé des frappes réciproques sur Israël, leur visée touchant l'aéroport Ben-Gourion et d'autres installations stratégiques.
Les tensions se sont également intensifiées avec l'Azerbaïdjan, où un conflit potentiel menace d'exploser après que des frappes de drones iraniens ont blessé des civils.
Face à la complexité du conflit qui s'étend au-delà des frontières, Téhéran a lancé des attaques sur plusieurs fronts, notamment sur des bases américaines au Koweït. La Maison Blanche a expliqué qu'elle ne cherchait pas à armer des milices kurdes contre l'Iran tout en maintenant des discussions avec leurs leaders.
Alors que l'optimisme semble s'estomper, aucune perspective de paix n’apparaît à l'horizon. Le ministre américain de la Défense a affirmé son soutien indéfectible à Israël, déclarant : "Continuez jusqu'au bout, nous sommes avec vous".







