À l'approche des municipales de 2026, Rachida Dati se retrouve sous le feu des critiques, notamment à cause du site « Wikidati » qui recense plusieurs affaires judiciaires la concernant. Ce site, lancé le 27 février, expose en détail douze affaires dans lesquelles elle est impliquée, un timing inopportun à seulement dix jours du premier tour des élections.
Ce projet a été initié par Kevin Gernier, membre de l'ONG Transparency International, sans lien avec son employeur. L'objectif affiché est de rappeler les questions éthiques et légales soulevées par ces affaires qui pourraient nuire à l'image de la candidate Les Républicains à la mairie de Paris. Gernier souligne : « Si Rachida Dati a jusqu’à présent esquivé les conséquences politiques de ses accusations, cela repose sur une responsabilité politique très différente de celle que la société pourrait attendre. »
Les accusations pleuvent
Les implications sont lourdes : Dati est citée dans des affaires de corruption concernant, entre autres, Carlos Ghosn, GDF-Suez et des pots-de-vin en lien avec des décisions politiques. « Pour l’instant, Rachida Dati jouit de la présomption d’innocence, mais cela ne devrait pas empêcher un débat public sur son intégrité », commente Gernier.
Une stratégie de silence ?
Pour tenter de supprimer le site, la responsable de campagne de Dati a adressé une demande à OVH, l’hébergeur du site, arguant d’une atteinte à la présomption d’innocence. Selon les informations du Nouvel Obs, cette démarche est perçue comme une tentative de museler un débat public légitime. Dati doit faire face à des accusations graves, devant un tribunal en septembre 2026, pour corruption et abus de confiance.
Les prochaines semaines seront cruciales pour la carrière politique de Dati, car son procès risque d'affecter non seulement sa campagne, mais aussi son avenir à la mairie de Paris. Les citoyens et les experts s'interrogent : peut-elle continuer à exercer ses fonctions sous l'ombre d'accusations aussi graves ?







