Bruxelles (Belgique) – L'inflation a connu une légère accélération en février dans la zone euro, atteignant 1,9% sur un an, selon une estimation préliminaire d'Eurostat. Cette hausse dépasse les prévisions des économistes, qui anticipaient une inflation de 1,7%, le même taux qu'en janvier.
Le principal moteur de cette augmentation se trouve dans le secteur des services, dont les prix ont grimpé de 3,4% sur un an, contre 3,2% en janvier. Parallèlement, la baisse des prix de l'énergie, bien que toujours significative, a ralenti, enregistrant une chute de -3,2% après -4% le mois précédent. Les prix des biens industriels ont également augmenté, affichant une hausse à +0,7%, soit +0,3 point.
En ce qui concerne l'inflation sous-jacente, qui exclut les éléments les plus volatils tels que l'énergie et l'alimentation, elle a bondi à 2,4%, marquant une hausse de +0,2 point, ce qui est un indicateur suivi de près par les experts.
Il est intéressant de noter qu'après avoir atteint un pic record à 10,6% en octobre 2022, à la suite de l'escalade des prix de l'énergie due à la guerre en Ukraine, l'inflation a connu un reflux significatif au cours des deux dernières années. La Banque centrale européenne (BCE) a réagi à cette crise en abaissant ses taux directeurs à huit reprises entre juin 2024 et juin 2025. Actuellement, son principal taux directeur demeure fixé à 2%. Selon une analyse du Le Monde, cette fluctuation pourrait avoir des répercussions sur les décisions futures de la BCE.
Les économistes s'interrogent désormais sur la persistance de cette tendance et les mesures que la BCE pourrait prendre à l'avenir. Par ailleurs, un expert économique cité par Les Échos souligne que cette situation pourrait inciter la BCE à adopter une position plus prudente concernant l'ajustement de ses taux d'intérêt.







