Le couple Moretti, propriétaires du bar touché par un incendie lors des célébrations du Nouvel an, se retrouve sous les feux des projecteurs. Selon les dernières informations, une enquête pourrait également s'intéresser à un ancien responsable de la sécurité de la commune, ce qui élargit le champ des responsabilités dans ce drame.
Ce mercredi 28 janvier, dans un article relayé par BFM TV, des documents du conseil communal de Crans-Montana ont été consultés, révélant que les Moretti ne sont pas les seuls à faire face à des accusations suite à ce drame. L’ancien chargé de sécurité de la commune, qui aurait dû assurer le bon déroulement des mesures de prévention, est également visé.
La convocation de cette personne pour un interrogatoire le 9 février prochain souligne l'importance de son rôle dans l'affaire. Un article de Midi Libre mentionne les manquements graves aux normes de sécurité notés dans des rapports d’inspection. Habituellement, ces contrôles doivent s’effectuer annuellement, mais dans le cas du Constellation, moins de trois inspections ont été menées en dix ans.
Des rapports d’inspection toujours positifs
D'après des documents révélés par des médias, plusieurs défauts étaient déjà signalés, notamment un escalier construit avec des matériaux inflammables et des portes d'entrée ne s'ouvrant pas vers l'extérieur, des éléments cruciaux durant le drame. De plus, il semble que le personnel n'ait pas reçu la formation nécessaire sur la gestion des situations d'incendie.
La question des mousses anti-phoniques
À l'époque, l'ancien chargé de sécurité aurait demandé à Julien Baytrison, propriétaire de l’établissement, de corriger ces défauts en limitant la capacité d’accueil à 100 personnes au sous-sol, 100 dans le bar et 50 au fumoir. Pourtant, lors d'une nouvelle inspection en 2019, les vieux problèmes persistaient, bien que les rapports aient indiqué un statut "positif".
Jusqu’en 2022, Jacques Moretti était simplement le gérant du lieu avant d’en devenir propriétaire. Malgré cela, aucun dossier ne fait état des mousses anti-phoniques qui auraient pris feu. Ces travaux d'insonorisation avaient même permis d’obtenir, en 2016, l'autorisation de la mairie pour prolonger l'heure de fermeture à deux heures du matin, malgré les plaintes des riverains.







