Principe et fonctionnement
Le puits canadien (appelé aussi puits provençal en mode rafraîchissement) utilise la température constante du sol pour tempérer l'air entrant dans l'habitation. L'air extérieur est capté, circule dans des conduits enterrés et ressort préchauffé l'hiver ou rafraîchi l'été. Ce transfert thermique passif réduit la demande sur les systèmes de chauffage ou de climatisation et assure un renouvellement continu de l'air.
Composants et implantation
Une installation typique comprend une prise d'air extérieure protégée par une grille et un filtre, des conduits enterrés, un dispositif de by‑pass pour orienter le flux selon la saison, et une liaison à la ventilation mécanique (idéalement une VMC double flux). Les conduits sont généralement posés entre 1 et 2 mètres de profondeur, avec une pente douce pour évacuer la condensation. Les tuyaux peuvent être en PE ou PVC, de diamètre adapté au débit souhaité, et la longueur dépend de la configuration du terrain et de la maison.
Plusieurs paramètres influent sur la performance : la nature du sol, la profondeur, la présence d'eau souterraine, le diamètre et la longueur des gaines, ainsi que la qualité de filtration. Un regard de visite et des protections anti‑nuisibles améliorent la maintenance et la salubrité du circuit.
Avantages et limites à connaître
- Avantages : économies d'énergie (jusqu'à une vingtaine de pour cent selon les configurations), réduction de l'usage des appareils de chauffage/climatisation, confort thermique saisonnier, solution écologique et compatible avec d'autres systèmes.
- Inconvénients : coût initial et terrassements souvent élevés (comptez plusieurs milliers d'euros selon l'ampleur des travaux), besoin d'une pose par un professionnel qualifié, contraintes d'accès et d'entretien des gaines enterrées, risques liés à une pente ou une ventilation mal conçue (humidité, infiltration, remontées de radon possibles) et conditions d'éligibilité aux aides qui varient selon la réglementation et les années.
Avant d'investir, il est recommandé d'étudier le terrain, d'évaluer les gains attendus avec un bureau d'études thermique et de prévoir le système dès la conception du bâtiment pour limiter les surcoûts. L'entretien régulier (vérification des filtres, nettoyage des prises d'air, contrôle du regard de visite) prolonge la durée de vie et garantit la qualité de l'air.
Enfin, renseignez‑vous sur les dispositifs d'aides et la réglementation locale : les conditions d'éligibilité aux subventions évoluent et diffèrent selon les territoires.







