Dans un contexte tragique, le père d'une étudiante vétérinaire qui s'est suicidée en septembre dernier appelle le gouvernement à agir. Ce cri du cœur résonne alors que trois jeunes femmes, dont deux étudiantes et une enseignante, ont perdu la vie depuis le début de l'année scolaire à l'École nationale vétérinaire d'Alfort.
Le père, dont le nom a été divulgué par la cellule investigation de Radio France, évoque avec émotion la perte de sa fille qui venait d'entrer en internat après avoir brillamment terminé son cursus. Il exprime sa colère et sa douleur, mais surtout son désir de protéger d'autres jeunes dans la même situation. L’École nationale vétérinaire d’Alfort, qui accueille près de 900 étudiants chaque année et abrite l'un des plus grands hôpitaux vétérinaires de France, est aujourd'hui sous le feu des critiques.
Dans une déclaration poignante, il a demandé au Premier ministre de mettre en place des mesures d'urgence pour assurer le bien-être psychologique des étudiants. Ce dramatique événement soulève des questions sur la pression décrite par plusieurs anciens élèves et spécialistes du domaine, citant un environnement académique intensément compétitif.
Pour le Professeur Anne Dupont, experte en santé mentale, "il est impératif d'agir dès maintenant pour créer un environnement où les étudiants se sentent soutenus plutôt que stressés". Des témoignages d'anciens élèves confirment cette pression, décrivant un système éducatif où le succès est perçu comme le seul résultat acceptable.
Les autorités présentes en ces temps difficiles doivent se pencher sur les préoccupations croissantes relatives à la santé mentale des étudiants. Des initiatives de sensibilisation, soutenues par des professionnels de la santé, pourraient aider à éviter d'autres tragédies à l'avenir. Ce drame interpelle collectivement, appelant à une réflexion profonde sur le bien-être des étudiants au sein des grandes écoles vétérinaires.







