Ali Khamenei, le guide suprême iranien, a déclaré le 17 janvier que Donald Trump portait une large part de responsabilité dans la mort des manifestants, les accusant d'être victimes d'un « complot américain ». Lors d'un discours devant ses partisans, Khamenei a argué que les États-Unis cherchaient à « dévorer l'Iran et rétablir leur domination », justifiant ainsi la sévère répression des protestations qui secouent actuellement le pays.
Ce mouvement de contestation, né à Téhéran le 28 décembre par la voix de commerçants mécontents des hausses de prix, a pris une ampleur inattendue depuis le 8 janvier. Selon l'ONG norvégienne Iran Human Rights, le bilan pourrait atteindre 3 428 morts, un chiffre très probablement sous-estimé, compte tenu des difficultés de communication à l'intérieur du pays. La situation est telle que l'organisation Netblocks rapporte une connexion Internet qui peine à retrouver ses niveaux habituels, avec seulement 2% d'activité reconstituée après plus de 200 heures de coupures.
Des témoignages affligeants commencent à émerger malgré le blackout médiatique. Kiarash, un Iranien en exil, dépeint la scène tragique au cimetière de Behesht-e Zahrah, où des familles accourent pour enterrer leurs proches. « Nous avons vu des milliers de corps s'accumuler et des scènes désolantes de deuil », raconte-t-il. Des images d'exécutions en pleine rue et d'octroi d'ordres de tir à balles réelles pèsent sur ce tableau effroyable.
Des rumeurs circulent et des témoignages, relayés par la chaîne France 24, décrivent des nuits de chaos à Téhéran, où les bruits des balles résonnent alors que des manifestants résistent aux forces de sécurité. À la suite de cette situation explosive, le fils de l'ancien chah d'Iran, Reza Pahlavi, se positionne comme un potentiel leader du mouvement d'opposition, appelant les Iraniens à revenir dans la rue pour réclamer un changement.
Marquée par un passé controversé, son figure pourrait devenir un point de ralliement pour ceux qui aspirent à plus de libertés et de démocratie dans un pays en proie à un régime répressif. Il s’inscrit dans une longue lutte pour transformer les espoirs en action.







