Le président américain Donald Trump s'apprête à accueillir María Corina Machado, la cheffe de l'opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix, lors d'une réunion cruciale prévue ce jeudi. Cette rencontre survient dans un contexte où les libérations de détenus politiques continuent au Venezuela, même si le rythme reste lent.
Trump, qui a déjà exprimé son intention de discuter avec Machado, a mentionné que ce serait un honneur pour lui de recevoir cette figure emblématique de l'opposition, malgré le fait qu'il ait choisi de collaborer pour l'instant avec Delcy Rodriguez, l'ancienne vice-présidente de Nicolás Maduro, maintenant présidente par intérim. Lors d'une récente déclaration, Trump a été clair : "Nous travaillons vraiment bien avec Caracas." Les commentaires de la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, confirment que l'administration américaine a effectué une évaluation pragmatique de la situation sur le terrain, en soulignant que cette stratégie était la plus appropriée dans le contexte actuel.
En parallèle, María Corina Machado, après avoir été reçue en audience par le pape, a souligné l'importance du soutien des États-Unis et de l'Église dans la lutte contre les abus de pouvoir au Venezuela. Sur ses réseaux sociaux, elle a écrit : "Avec l'aide de l'Église et la pression du gouvernement américain, la fin du mal est à portée de main." Elle a également fait appel à la communauté internationale pour interceder en faveur des Vénézuéliens portés disparus.
Le gouvernement de Maduro a récemment annoncé 116 nouvelles libérations, bien que les familles de ces prisonniers politiques expriment leur impatience face à la lenteur du processus. Selon certaines ONG, environ 800 personnes sont toujours emprisonnées pour des raisons politiques. Plusieurs observateurs, y compris des experts en droits de l'homme, notent que ces libérations peuvent être perçues comme un moyen de faire pression sur les États-Unis plutôt qu'un véritable acte de bonne volonté.
Cette dynamique soulève des questions sur l'avenir des relations entre le Venezuela et Washington. Rodriguez, dans ses négociations, est convaincue que le pays ne doit pas se soumettre aux dictates américaines tout en cherchant à restaurer les liens diplomatiques rompus depuis 2019. Les récentes déclarations de Trump, affirmant que les États-Unis sont "aux commandes", laissent penser qu'une nouvelle ère de diplomatie pourrait se profiler à l'horizon.
Les développements continuent d'attirer l'attention des médias internationaux, alors que la situation au Venezuela évolue rapidement sous l'œil vigilant de la communauté mondiale. Comme l'explique un analyste de la situation politique vénézuélienne, "les événements actuels pourraient redéfinir le paysage politique de la région, et les actions des États-Unis joueront un rôle déterminant dans cette transformation". Les relations internationales s'intensifient autour de cette nation riche en ressources, et chaque geste semble avoir des répercussions sur la scène mondiale.







