La police équatorienne a ouvert une enquête après une découverte choquante sur la plage de Puerto Lopez, située dans la province de Manabi. Cinq têtes humaines ont été retrouvées exhibées et accrochées à des poteaux en bois, accompagnées d'un message menaçant. Selon l'Agence France-Presse (AFP), cet événement alarmant survient alors que le pays est confronté à une montée en flèche de la violence liée au crime organisé.
Les autorités attribuent cette hausse à des luttes entre gangs criminels, intensifiées par la proximité de l'Équateur avec d'importants producteurs de cocaïne comme la Colombie et le Pérou. En effet, au cours des six premiers mois de l’année 2025, plus de 4 600 meurtres ont été signalés, marquant une augmentation de 47 % par rapport à l'année précédente.
Ce n'est pas la première fois que la région est le théâtre de tels actes. En décembre, une fusillade tragique a coûté la vie à neuf personnes, dont un bébé, à Puerto Lopez. Les autorités soulignent que ces violences sont souvent liées à des rivalités entre groupes criminels qui se disputent le contrôle du territoire et des activités illégales. Des experts en sécurité, comme le sociologue Carlos Mendez, estiment que la réponse du gouvernement n'est pas suffisamment renforcée. "Les politiques actuelles contre le crimen organisé n'ont pas encore produit les résultats escomptés," déclare-t-il.
En marge de ces événements, des images circulant sur les réseaux sociaux montrent l'horreur de la scène. L'inscription sur une planche de bois rappelle aux membres des gangs de cesser leurs extorsions envers les commerçants et la population locale. L'Équateur, un pays d'environ 18 millions d'habitants, continue de faire face à un défi monumental pour endiguer cette vague de violence inédite.
Alors que le président Daniel Noboa promet une lutte sans relâche contre ce phénomène, le quotidien Le Monde souligne que l'éradication des gangs nécessite une stratégie à long terme et une mobilisation complète des ressources nationales.







