Dans un nouveau tournant tragique du conflit ukrainien, une attaque de drone ukrainienne a ciblé un train reliant Moscou à Simferopol, faisant un mort et un blessé. Parallèlement, l'Union européenne est en pleine discussion concernant l'utilisation de 6,6 milliards d'euros initialement prévus pour rembourser les États membres qui ont apporté un soutien militaire à Kiev.
L'UE discute des 6,6 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine
Après la levée du veto hongrois, l'Union européenne a pour mission de décider de la meilleure façon d'utiliser ces 6,6 milliards d'euros. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l'UE, a déclaré ce lundi 8 juin que cette somme serait déterminante pour soutenir l'Ukraine dans sa lutte contre l'agression russe. En effet, le nouveau premier ministre hongrois, Péter Magyar, a annulé la décision de son prédécesseur, facilitant ainsi le déblocage des fonds destinés à l'Ukraine dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix.
« Nous avons un nouveau ministre hongrois, ce qui veut aussi dire que nous allons de l'avant avec le déblocage des 6,6 milliards d'euros », a affirmé Kallas, avant une réunion cruciale des ministres de la défense de l'UE à Nicosie.
Frappe contre un train reliant Moscou à la Crimée
En ce qui concerne l'attaque de drone, Sergueï Aksionov, le chef des autorités en Crimée, a confirmé qu'un train reliant Moscou à Simferopol a été ciblé, provoquant un deuil avec un assistant du conducteur tué et un blessé. « À la suite d’une frappe de drone ennemi contre la locomotive d’un train de passagers, les passagers n’ont pas été blessés, mais la situation reste préoccupante », a-t-il écrit sur Telegram.
Soutien de Londres, Berlin et Paris à Kiev
Les dirigeants des principaux pays européens, dont Emmanuel Macron, ont montré leur soutien au président ukrainien Volodymyr Zelensky, en soulignant l’importance d'un « dialogue direct » entre l'Ukraine et la Russie, avec la participation active des États-Unis et des autres nations européennes. Ce soutien est d'autant plus significatif alors que le président Zelensky a proposé des négociations directes avec Vladimir Poutine.
Lors d'une réunion à Londres, Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz ont « salué l'appel de Zelensky pour mettre fin à la guerre par la voie diplomatique ». Cependant, Poutine a répondu qu'il ne voyait pas l'intérêt de telles discussions tant qu'un accord préalable n'était pas établi, soulignant la complexité et l'urgence de la situation.







