Par Olivier Pirot
En janvier 2012, François Hollande annonçait : « Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance ». Près de quinze ans plus tard, le débat public est toujours centré sur des sujets cruciaux tels que la taxe Zucman, la fiscalité des ultra-riches et les super profits des multinationales. Ces enjeux seront déterminants lors des prochaines élections présidentielles.
Au cœur de cette réflexion se trouve la notion de juste contribution : chacun doit participer selon ses « facultés », comme le stipule l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cette équité fiscale est essentielle pour construire et maintenir des liens solides au sein de la Nation.
En 2012, François Hollande s'engageait à instaurer une tranche d’imposition à 45 % et à plafonner les niches fiscales. Depuis, la richesse des plus aisés a explosé ; leur niveau de vie a connu un essor inégalé. Selon un rapport récent de l’Observatoire des inégalités, 10 % des ménages détiennent actuellement 48 % du patrimoine national. De plus, le total des 500 plus grandes fortunes a été multiplié par 6,6 en deux décennies. Alarmant, 13 000 millionnaires en France échappent totalement à l’impôt sur le revenu, comme l'a confirmé Bercy récemment devant le Sénat.
Ces données doivent nourrir le débat public non pas pour stigmatiser, mais pour assurer une justice fiscale optimale, tant dans les promesses des candidats que dans les lois de finance à venir, alors que le budget 2027 commence à se dessiner. Le moment est venu pour la France de se pencher sérieusement sur les sujets de l'équité fiscale, en prenant exemple sur les meilleures pratiques internationales, comme le mentionne le rapport de France Stratégie, appelant à une réforme plus juste et efficace.
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