Malgré une météo clémente en France, à l'échelle mondiale, la saison des incendies a débuté sur les chapeaux de roues. Les chercheurs alertent sur les effets potentiellement dévastateurs du phénomène climatique El Niño, dont le retour est attendu.
Ce mardi 12 mai, des scientifiques ont lancé un avertissement concernant la gravité des incendies cette année, qui risquent d'atteindre des niveaux « particulièrement sévères ». En effet, les incendies mondiaux des quatre premiers mois de l’année ont déjà dépassé de 50 % la moyenne habituelle. D’après le Système d'information mondial sur les incendies, 163 millions d’hectares ont été dévastés depuis le début de l’année, alors que la moyenne pour cette période, entre 2012 et 2025, était de 110 millions d’hectares.
L'Afrique apparaît comme le continent le plus touché, subissant des incendies d'une ampleur record dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest et du Sahel. Cette région, qui s'étend du Sénégal à l’Ouest jusqu’au Tchad à l’Est, est particulièrement vulnérable.
L'Afrique subit "le coup de fouet climatique"
Les spécialistes notent que de nombreux pays touchés par ces catastrophes subissent ce qu'on appelle le « coup de fouet climatique », un terme désignant les fluctuations extrêmes des conditions météo, qui est devenue une réalité de plus en plus fréquente en raison du réchauffement climatique. Selon un rapport du service public, cette terminologie, apparue il y a moins d'une décennie, illustre l'escalade des événements météorologiques extrêmes.
Face à ces événements alarmants, il est essentiel d'adopter des mesures préventives pour protéger nos écosystèmes et les populations les plus vulnérables. Des experts s'accordent à dire que la coordination internationale est plus cruciale que jamais pour atténuer les effets dévastateurs des incendies de forêt liés au changement climatique.







