Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, a souligné que "notre travail n'est pas terminé" suite aux opérations d'évacuation du Hondius, effectuées dans le port de Granadilla de Abona, Tenerife. Il a averti le public que de nouveaux cas d'infection au hantavirus pourraient apparaître dans un avenir proche et a exhorté à respecter les recommandations de l'OMS.
Les évacuations ont touché plus de vingt pays, avec le Hondius repartant vers les Pays-Bas lundi, transportant une partie de son équipage, un médecin et une infirmière. "La longue période d'incubation du virus suggère que d'autres cas pourraient être signalés dans les semaines à venir", a indiqué Tedros lors d'une conférence à Madrid, aux côtés du Premier ministre espagnol.
Il a insisté sur l'importance d'un suivi attentif des personnes évacuées pendant 42 jours, à compter de la dernière exposition, soit jusqu'au 21 juin. "Les virus ne connaissent pas de frontières", a-t-il rappelé, précisant que les pays doivent consulter les protocoles de santé recommandés.
Conscient des différences dans l'application des protocoles entre pays, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a plaidé pour une coordination renforcée des mesures sanitaires au sein de l'Union européenne afin d'éviter toute chaîne de transmission.
Le bilan des passagers du Hondius indique trois décès, dont deux confirmés par infection au hantavirus, ainsi que sept cas positifs. Les autorités sanitaires font état de cas parmi les anciens passagers et membres d'équipage. Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a également salué l'évacuation, appelant à plus de solidarité face à cette crise.
Sánchez a exprimé sa compréhension des préoccupations de la population de Tenerife concernant l'arrivée des passagers et a affirmé que des mesures étaient en place pour limiter les risques. La crise actuelle rappelle la pandémie de Covid-19, bien que l'OMS précise que la situation est différente cette fois-ci.
L'hantavirus se propage principalement à travers des rongeurs infectés, notamment via leur urine, saliva ou excréments. La souche détectée sur le Hondius, l'hantavirus Andes, est rare et peut transmettre entre humains.







