Un supporter reprend le travail pour vivre sa passion à la Coupe du monde

Dominique brave le mal de dos pour suivre les Bleus à la Coupe du monde 2026.
Un supporter reprend le travail pour vivre sa passion à la Coupe du monde
Les supporters de l'équipe de France au Parc des Princes en marge du match contre l'Ukraine lors des éliminatoires de la Coupe du monde, le 13 novembre 2025. (Illustration) Crédit : Matthieu Mirville / DPPI via AFP

Membre des Corsaires de Dunkerque, un groupe de supporters officiel des Bleus, Dominique a décidé de reprendre un emploi dans la livraison d'électroménager pour financer son rêve de voir la Coupe du monde aux États-Unis cet été. À 62 ans, malgré les défis physiques que cela implique, il savoure chaque moment de cette expérience.

« Mes enfants m'ont dit que j'étais fou », confie-t-il. Alors que les Bleus n'entameront la compétition que le 16 juin prochain contre le Sénégal, Dominique a commencé à travailler début avril pour avoir les moyens d'aller aux États-Unis, lui qui a pris sa retraite en 2020. « Les prix ne sont pas aussi extravagants que ce qu'on dit », argue-t-il, bien qu'il reconnaisse que son choix n'a pas été facile. Ancien chauffeur d'autocar, il travaille désormais pour l'entreprise Boulanger et est déterminé à mettre de côté suffisamment d'argent pour son voyage.

« Je m'attends à dépenser au moins 3 000 euros pour une dizaine de jours, entre les vols, l'hébergement partagé et les frais de nourriture », explique Dominique, tout en se préparant pour les matchs, avec des billets à partir de 52 euros pour ceux de la France face à l'Irak et à la Norvège. « Si la France atteint la finale, je serai de retour », ajoute-t-il, ayant assisté à toutes les compétitions internationales en Europe depuis le Mondial en 2006.

Dans son groupe de supporters, Dominique, qui a été conducteur de bus, souhaite vivre cette Coupe du monde de manière inédite. « Je n'étais pas allé au Brésil en 2014 à cause des coûts, et c'est un regret », confie-t-il, la passion dans la voix. Même si lui et sa femme ne sont pas très attirés par les États-Unis, il estime que c'est peut-être sa dernière occasion de vivre un tel événement. « Si je ne profite pas maintenant, je ne sais pas ce que l'avenir me réserve. », dit-il.

Un engagement physique et émotionnel

« Travailler avec des charges lourdes, c'est compliqué, et cela devient difficile avec l'âge », témoigne-t-il, tout en surmontant ses douleurs avec des analgésiques. Après avoir sollicité de nombreuses connaissances pour trouver un emploi, Dominique fait face à la réalité de son nouveau travail avec détermination. « Je rentre chez moi épuisé, mais je ne veux rien manquer de cette belle aventure », conclut-il. Son discours illustre le dévouement d'un supporter qui, au-delà des défis, ne rêve que d'une chose : vivre pleinement sa passion pour le football.

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