Membre des Corsaires de Dunkerque, un groupe de supporters officiel des Bleus, Dominique a décidé de reprendre un emploi dans la livraison d'électroménager pour financer son rêve de voir la Coupe du monde aux États-Unis cet été. À 62 ans, malgré les défis physiques que cela implique, il savoure chaque moment de cette expérience.
« Mes enfants m'ont dit que j'étais fou », confie-t-il. Alors que les Bleus n'entameront la compétition que le 16 juin prochain contre le Sénégal, Dominique a commencé à travailler début avril pour avoir les moyens d'aller aux États-Unis, lui qui a pris sa retraite en 2020. « Les prix ne sont pas aussi extravagants que ce qu'on dit », argue-t-il, bien qu'il reconnaisse que son choix n'a pas été facile. Ancien chauffeur d'autocar, il travaille désormais pour l'entreprise Boulanger et est déterminé à mettre de côté suffisamment d'argent pour son voyage.
« Je m'attends à dépenser au moins 3 000 euros pour une dizaine de jours, entre les vols, l'hébergement partagé et les frais de nourriture », explique Dominique, tout en se préparant pour les matchs, avec des billets à partir de 52 euros pour ceux de la France face à l'Irak et à la Norvège. « Si la France atteint la finale, je serai de retour », ajoute-t-il, ayant assisté à toutes les compétitions internationales en Europe depuis le Mondial en 2006.
Dans son groupe de supporters, Dominique, qui a été conducteur de bus, souhaite vivre cette Coupe du monde de manière inédite. « Je n'étais pas allé au Brésil en 2014 à cause des coûts, et c'est un regret », confie-t-il, la passion dans la voix. Même si lui et sa femme ne sont pas très attirés par les États-Unis, il estime que c'est peut-être sa dernière occasion de vivre un tel événement. « Si je ne profite pas maintenant, je ne sais pas ce que l'avenir me réserve. », dit-il.
Un engagement physique et émotionnel
« Travailler avec des charges lourdes, c'est compliqué, et cela devient difficile avec l'âge », témoigne-t-il, tout en surmontant ses douleurs avec des analgésiques. Après avoir sollicité de nombreuses connaissances pour trouver un emploi, Dominique fait face à la réalité de son nouveau travail avec détermination. « Je rentre chez moi épuisé, mais je ne veux rien manquer de cette belle aventure », conclut-il. Son discours illustre le dévouement d'un supporter qui, au-delà des défis, ne rêve que d'une chose : vivre pleinement sa passion pour le football.







