Le sommet Africa Forward, qui s’est tenu les 11 et 12 mai à Nairobi, a permis à Emmanuel Macron de faire forte impression, selon la presse kényane. Bien que l'enthousiasme soit palpable, certains observateurs émettent des réserves sur la véritable nature des partenariats qui pourraient en découler.
Les jours passés à Nairobi ont été marqués par de nombreux moments mémorables pour le président français, captivant l’attention d’une presse locale avide de récits intrigants. Les commentateurs ont salué sa capacité à humaniser la diplomatie, bien que des doutes subsistent sur le bien-fondé de ce forum, qui pourrait ne générer que des accords déséquilibrés.
"Le sommet Africa Forward a découlé sur une multitude d’accords bilatéraux signés, mais les événements plus décontractés de Macron resteront gravés dans les esprits", s'est exclamé The Standard dans un article détaillé sur sa visite à Nairobi.
The Daily Nation a également souligné l’importance de la course à pied qu’il a partagée avec l’athlète légendaire Eliud Kipchoge, ajoutant que des vidéos de ce jogging sont rapidement devenues virales.
William Ruto : un partenaire audacieux
Son homologue kényan, William Ruto, a accepté de coorganiser ce sommet, un choix jugé audacieux par certains observateurs. Emmanuel Macron a également souligné ce point, affirmant qu'"il doit être fou d’avoir accepté une telle offre" selon The Star. Les critiques françaises n'ont pas manqué, notamment concernant un moment où Macron avait interrompu un panel pour demander silence, suscitant des échos de désapprobation.
Investissements considérables en perspective
Lors de sa conférence, Macron a annoncé qu’un montant total de 23 milliards d'euros d'investissements avait été mobilisé grâce à ce sommet, un message bien accueilli par Africa Business Communities. "L’Afrique et la France devraient être vues comme des partenaires égaux", a-t-il déclaré.
Malgré ces promesses d'investissements, des questions subsistent quant à la nature réelle des relations. La presse locale a mis en lumière un discours sur un partenariat équilibré qui, selon The East African, ne serait qu'une façade, la France demeurant une puissance imposante par rapport aux économies africaines.
The Daily Nation a mis l'accent sur la nécessité de réformer l’ONU, avec un plaidoyer pour une meilleure représentation de l’Afrique. La présence d’António Guterres a également donné un élan à ces débats cruciaux.







