L'Union européenne a franchi une étape significative le 11 mai en s'accordant pour imposer des sanctions contre des colons extrémistes israéliens responsables de violences en Cisjordanie, selon des sources diplomatiques.
« Nous avons enfin réussi ! L'Union européenne agit en sanctionnant les organisations israéliennes impliquées dans la colonisation violente de la Cisjordanie et leurs dirigeants », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur le réseau social X. « Ces actes inacceptables doivent absolument cesser », a-t-il ajouté.
Ces sanctions, qui incluent un gel des avoirs et une interdiction d'entrée sur le territoire européen, étaient jusqu'ici paralysées par un veto de la Hongrie. Toutefois, la récente victoire électorale de Péter Magyar, le 12 avril, a débloqué la situation, permettant un accord politique sur ces mesures. Une validation officielle des 27 pays membres de l'UE est encore requise pour leur mise en œuvre.
Des responsables du Hamas également visés
Les sanctions concernent également des dirigeants du mouvement islamiste palestinien Hamas, bloquées pour des raisons similaires auparavant, précise Jean-Noël Barrot. Ainsi, sept colons extrémistes ainsi que douze membres du Hamas seront ciblés par ces nouvelles mesures.
Israël a vigoureusement dénoncé cette décision de l'UE, la qualifiant d'« arbitraire » et de « politique ». « Israël soutiendra toujours le droit des Juifs à s'installer sur notre terre », a réagi le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, dénonçant des sanctions « sans fondement ».
En Cisjordanie, un territoire assailli par des violences perpétrées quotidiennement, il a été rapporté que depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, au moins 1 069 Palestiniens – notamment des civils, mais aussi des combattants – ont trouvé la mort, selon les données fournies par l'AFP et l'Autorité palestinienne.







