RTL a pu joindre Suleiman Mogouchkov, le petit frère du terroriste d'Arras, depuis le centre de rétention où il attend son expulsion vers la Russie. Libéré sur décision des juges d'instruction le 16 avril, il a été arrêté peu après par la police, qui lui a signifié son Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Le procès concernant l'attentat qui a coûté la vie à Dominique Bernard en octobre 2023 est prévu pour début 2027.
"Je ne sais pas s'ils vont m'expulser, je comprends rien..." s'est désolé Suleiman Mogouchkov depuis le centre de rétention du Mesnil-Amelot, près de l'aéroport de Roissy. Lors de son arrestation, il se rendait à Lyon pour être pris en charge par le programme Pairs, sous bracelet électronique. À la place, il a été intercepté par la police qui lui a notifié son OQTF, avant même que son cas soit jugé.
Il a relaté : "On m'a dit que j'étais libéré et tout d'un coup, une voiture banalisée s'est arrêtée. Ils m'ont pris sans ménagement, menottes aux poignets. Cela a été assez spectaculaire." Il soulève une contradiction majeure dans sa situation : d'un côté, la justice souhaite qu'il soit jugé en France, mais de l'autre, l'État semble vouloir l'expulser. "Je suis le principal concerné et j'ai du mal à saisir la situation", a-t-il ajouté.
Me Richard Malka, avocat de la veuve de Dominique Bernard, a également exprimé son incompréhension par rapport à cette affaire. Il a souligné que toutes les parties impliquées souhaitent voir les accusés présents au tribunal, afin que justice soit pleinement rendue.
Depuis le début de la procédure, Suleiman a condamné les actes de son frère. Cette situation complexe soulève des questions sur le traitement des suspects et les incohérences au sein du système judiciaire français.







