Au cours d'une visite d'État en Arménie, Emmanuel Macron a charmé l'audience en interprétant le célèbre morceau "La Bohème" de Charles Aznavour. Ce moment convivial s'est déroulé pendant un dîner d'État à Erevan, en présence du président arménien Vahagn Khatchatourian et du Premier ministre Nikol Pachinian, qui a bien voulu jouer à la batterie, tandis que Khatchatourian s'installait au piano.
Ce lundi 4 mai, le président français, micro en main, a émerveillé les invités avec sa voix. Sa performance rappelle à quel point la musique peut être un pont entre les cultures. De plus, Pachinian a également partagé un moment musical en interprétant "Les Feuilles mortes" d'Yves Montand, mettant en lumière la belle tradition artistique qui unit la France et l’Arménie.
Plus tôt dans la journée, Macron a été chaleureusement accueilli à Erevan. Les citoyens, ainsi que les hauts dirigeants, l'ont applaudi dans les rues, scandant des chants comme "Vive l’Arménie ! Vive la France !" et "La Marseillaise", reflet d'une forte sympathie entre les nations.
Une « relation singulière » avec l’Arménie
Emmanuel Macron a souligné lors du dîner l'importance des liens historiques entre la France et l'Arménie, évoquant l'accueil des réfugiés pendant la Première Guerre mondiale et le soutien français après le tremblement de terre de 1988. Il a également noté l’impact durable de Charles Aznavour en tant qu'ambassadeur culturel entre les deux nations, soulignant : "A un moment, beaucoup en Europe voyaient d'un mauvais œil notre soutien infaillible à l'Arménie, préférant des relations plus lucratives avec l'Azerbaïdjan".
Macron a ensuite réaffirmé le choix de l'Arménie d'aspirer à une indépendance totale, à la paix et à la prospérité : "Nous voulons être de cette aventure". Cette visite s'achèvera par la signature d'un partenariat stratégique, consolidant une coopération plus intense en matière de défense et d'économie, notamment avec de nouveaux projets dans le secteur des transports, comme l'engagement de l’État français pour la construction d’un tunnel reliant le nord au sud de l’Arménie, et des opportunités pour des entreprises comme Airbus.







