De retour d’une visite officielle en Eswatini, le président taïwanais Lai Ching-te a réaffirmé la souveraineté de l’île face aux pressions diplomatiques exercées par Pékin. "Taiwan a le droit d’établir des liens avec le monde", a-t-il déclaré à son arrivée à l’aéroport de Taipei. Lai a insisté sur l'importance de maintenir des relations internationales, affirmant que "les Taïwanais sont des citoyens du monde".
Le président a voyagé avec l’avion royal et a été accueilli dans la capitale, Mbabane. Initialement programmé pour avril 2023, ce voyage a été reporté à cause d’obstacles rencontrés à la suite de fortes pressions diplomatiques de la Chine sur plusieurs pays de la région, notamment les Seychelles, Maurice et Madagascar.
Un déplacement sous tension diplomatique
"Nous ne reculerons pas face aux pressions", a affirmé Lai Ching-te aux côtés de Thulisile Dladla, vice-Première ministre d’Eswatini. "Les visites réciproques entre chefs d’État devraient être la chose la plus normale qui soit, tout comme cela se fait entre amis. C’est un droit fondamental pour chaque pays".
Rappelons que l’Eswatini fait partie des 12 pays qui reconnaissent encore la souveraineté de Taiwan. En parallèle, la Chine s'oppose fermement à toute reconnaissance diplomatique de Taiwan, considérant l’île comme une partie de son territoire. À cet égard, des experts en relations internationales, comme ceux du Centre des études asiatiques de Paris, soulignent que ces tensions pourraient avoir des conséquences sur les interactions entre l’île et la communauté internationale.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a vivement critiqué Lai, le qualifiant de "clandestin", tandis que les États-Unis ont dénoncé les tentatives d’intimidation de Pékin. "Ces accusations sont infondées", a rétorqué un porte-parole des affaires étrangères, affirmant la nécessité d'une reconnaissance internationale claire des droits de Taiwan.







