À la suite du décès tragique de trois passagers à bord du MV Hondius, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) soupçonne une contamination par hantavirus. Pour éclaircir cette situation, l'infectiologue Gilles Pialoux explique les risques associés à ces virus transmis par divers rongeurs.
Durant cette croisière reliant l'Argentine au Cap-Vert, un autre passager a été hospitalisé en Afrique du Sud après avoir été testé positif, tandis que cinq cas supplémentaires sont désormais suspectés parmi les 150 passagers du navire. Gilles Pialoux, expert en maladies infectieuses à l'hôpital Tenon de Paris, précise que bien que la transmission entre humains soit rare, elle n'est pas impossible, surtout dans des contextes confinés comme un bateau.
Les hantavirus sont-ils fréquents dans le monde ?
Selon Gilles Pialoux, il existe plusieurs types de hantavirus. Ceux de l'« ancien monde » se retrouvent principalement en Europe et en Asie, tandis que ceux du « nouveau monde » se concentrent sur le continent américain. L'origine du virus à bord du MV Hondius reste à déterminer, mais son identification est cruciale car elle pourrait influencer la gravité des maladies associées. En métropole, la mortalité due à ces virus est relativement faible, environ 0,5%. Cependant, en Guyane, les statistiques révèlent un taux de mortalité beaucoup plus élevé.
"En Guyane, récemment, il y a eu 11 cas humains avec un virus venant d'Amérique du Sud et sur ces 11 cas, il y a eu six décès."
Gilles Pialoux, infectiologue, chef du Service des maladies infectieuses et tropicales à l'hôpital Tenon à Paris, à franceinfo.
Les autorités sanitaires restent vigilantes face à cette situation inquiétante, soulignant l'importance d'une surveillance accrue des maladies infectieuses, notamment dans les régions à risque. La recherche continue de détails sur l’hantavirus et son incidence, afin de protéger la santé publique face à cette menace émergente.







