Ce procès, qui a capté l'attention du public, rappelle l'affaire notoire des viols de Mazan. Jan M a été condamné le 16 avril par un tribunal d'Anvers à une peine de dix ans de prison pour avoir drogué et violé trois de ses anciennes compagnes sur une période de 25 ans et pour avoir filmé sa belle-fille dans des situations compromettantes, comme le rapporte le quotidien Het Laatste Nieuws.
L'avocat de l'une des victimes, Me Walter Damen, a qualifié Jan M de "Pelicot Flamand", en référence à Dominique Pelicot, un criminel français condamné pour des faits similaires. Les similitudes entre les cas sont troublantes, mais comme l'a souligné Damen, "la différence ici, c’est qu’aucun tiers n’est impliqué dans ces actes". Les victimes, après avoir perdu confiance dans le système judiciaire en 2012 lorsque l'une d'elles avait tenté de porter plainte, ont fait face à des épreuves inimaginables avant que les preuves ne soient enfin prises en compte.
100.000 images retrouvées
Cette affaire a fait surface lorsque la belle-fille de Jan M, alors âgée de 17 ans, a découvert une caméra cachée. Le signalement aux autorités a conduit à une perquisition dans son domicile, où environ 100.000 images ont été retrouvées, comprenant à la fois des scènes de viols et des photos de ses anciennes partenaires, souvent dans un état d’ébriété.
Les avocats soutiennent que l'utilisation de drogues à l'insu des victimes pourrait expliquer leur amnésie face à ces viols, accentuant la cruauté des actes commis. En outre, le jugement a révélé que Jan M recherchait activement des médicaments de sédation pour ses actes.
Originaires de Brasschaat, près d'Anvers, Jan M a maintenu son innocence, déclarant que toutes ses relations étaient consensuelles et que les vidéos avaient pour but de documenter sa vie personnelle. Néanmoins, la découverte de ces images compromettantes a bouleversé la vie de ses victimes.
Le tribunal a jugé la peine de dix ans appropriée, mais a également stipulé qu'il devrait faire face à des restrictions de justice à sa sortie. Des compensations financières doivent également être versées aux victimes, rappelant l'importance de rendre des comptes pour de tels crimes abominables.
Cette affaire soulève des questions sur l'efficacité du système de justice face aux cas de violence domestique et de coercition sexuelle. Des voix appelant à des réformes se multiplient, espérant améliorer la protection des victimes à l'avenir.







