Le parquet national financier (PNF) a déclenché une enquête judiciaire en octobre dernier, marquée par des accusations grave de corruption, trafic d'influence, détournement de fonds publics, recel et blanchiment en lien avec le mandat de parlementaire européen de Rachida Dati.
Le 16 avril, les enquêteurs ont effectué des perquisitions dans les locaux d'Engie, l'ancien GDF Suez, selon des informations relayées par France Télévisions et Le Nouvel Obs. Ces actions font partie d'une enquête plus large sur un éventuel versement de fonds à Dati durant son mandat, une situation qui suscite de vives inquiétudes au sein du PNF.
Pour l'heure, Engie a préféré garder le silence sur cette affaire, tout comme l'avocat de l'ancienne ministre, qui n'a pas encore réagi à ces allégations. L'enquête a été initiée après un rapport soumis à Tracfin, pointant des liens d'intérêts potentiels entre Dati et des entités des pays comme l'Azerbaïdjan et le Qatar, alors qu'elle exerçait au Parlement européen de 2009 à 2019.
Cette investigation a conduit à l'ouverture d'une information judiciaire, incluant une équipe de juges d'instruction qui supervisent actuellement les démarches de l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF). Des objets et documents saisis lors des perquisitions au domicile de Dati et de la mairie du 7e arrondissement de Paris sont actuellement analysés.
Rachida Dati sera jugée en septembre dans une autre affaire
Un récent travail d'investigation du magazine de France 2 Complément d'enquête et du Nouvel Obs a révélé que Rachida Dati aurait perçu des montants non déclarés de la part de GDF Suez, s'élevant à 299 000 euros entre 2010 et 2011, une affirmation qu'elle conteste avec fermeté.
En parallèle, Dati, candidate malheureuse à la mairie de Paris, fera face à un autre procès en septembre pour corruption et trafic d'influence, visant des faits qui se seraient produits entre 2009 et 2013. Elle est soupçonnée d'avoir tissé des relations douteuses avec Renault, alors dirigé par Carlos Ghosn, désormais en fuite au Liban, tandis que l’ancienne ministre nie toutes les accusations.
Selon les lois d'alors, Dati pourrait encourir jusqu'à dix ans d'emprisonnement pour corruption passive, ainsi qu'une amende de 450 000 euros. En outre, elle pourrait être exclue des fonctions électives pour une durée de cinq ans.
De son côté, la brigade financière et anticorruption parisienne examine actuellement des soupçons concernant la non-déclaration de certains bijoux, après avoir reçu des alertes, dont certaines datent de juin 2025, signalées au parquet de Paris.







