Le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, a récemment écrit au maire de Cagnes-sur-Mer, Bryan Masson, pour lui rappeler les obligations légales concernant le pavoisement des bâtiments publics. Ce courrier fait suite à une publication sur les réseaux sociaux où le maire a partagé une image de l’hôtel de ville sans le drapeau européen, accompagnée d’un message de cordialité à ses administrés.
Cette initiative de retirer le drapeau n’a pas tardé à attirer l’attention de la préfecture. Selon Le Figaro, Laurent Hottiaux a rappelé qu'il incombe au Premier ministre de décider du pavoisement, précisant que le drapeau européen doit flotter notamment le 9 mai, jour de l’Europe. De plus, il a soulevé des inquiétudes concernant le positionnement du drapeau tricolore par rapport à celui de la commune sur le fronton de l’hôtel de ville.
Une directive issue des urnes
Interrogé par Nice-Matin, Bryan Masson s'est défendu en affirmant qu'il n'agissait pas sous des directives nationales, mais d'une volonté émanant directement des électeurs de sa commune. Selon lui, cette décision était clairement mentionnée dans son programme électoral.
Le retrait du drapeau européen s'inscrit dans une tendance observée parmi d'autres maires du Rassemblement National nouvellement élus, comme à Carcassonne où Christophe Barthès a également procédé à des changements similaires. À Harnes, Anthony Garenaux-Glinkowski a retiré non seulement le drapeau européen, mais également la bannière ukrainienne, affirmant qu'un seul drapeau devrait flotter sur les bâtiments publics. Ce choix, motivé par un désir de souverainisme, interpelle et remet en question les normes établies par la République.







