Dans la tourmente du projet de loi Ripost, qui vise à renforcer la réglementation sur le protoxyde d’azote, les parents de Mathis, tragiquement décédé à Lille, ne cachent pas leur indignation. Dans une lettre ouverte adressée aux parlementaires, Laëtitia et Emmanuel Polart dénoncent des "effets d’annonce" qu’ils jugent inappropriés et peu efficaces.
Le couple appelle à une révision substantielle des mesures proposées par le gouvernement, estimant que les annonces de durcissement législatif sont vides de sens. "C’est un choc d’impunité qui se profile si des modifications profondes ne sont pas apportées. Ces mesures déçoivent de nombreuses familles de victimes", écrivent-ils.
Le projet de loi, présenté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, inclut la création de délits concernant l’inhalation de protoxyde d’azote et la conduite sous son influence, avec des sanctions allant jusqu'à trois ans d’emprisonnement. Malheureusement, les Polart soulignent que l'exécutif ne répond pas adéquatement aux promesses faites après la mort de leur fils.
Dans cette lettre, le couple, représenté par l'avocat Me Antoine Réglez, insiste sur la nécessité d'inscrire le protoxyde d'azote sur la liste des substances stupéfiantes. "Ne pas nommer les choses revient à les nier", affirment-ils, soulignant qu'une telle reconnaissance faciliterait l’application des lois existantes sur son usage et son transport.
Quel avenir pour la sécurité routière ?
"Bien que nous soyons satisfaits que le problème du protoxyde d’azote soit reconnu, il reste essentiel que ces lois provoquent de véritables changements et non de simples effets d’annonce", poursuivent les parents. Une attention particulière est portée sur la législation concernant la conduite sous influence, qui selon eux, s'avère difficilement applicable sans des outils de dépistage adaptés, souvent absents en France. Cela rend la lutte contre ce fléau encore plus complexe.
Il est crucial que le gouvernement prenne en compte ces préoccupations afin de garantir une législation efficace qui serve réellement à prévenir d'autres tragédies. La lutte pour la mémoire de Mathis continue, espérant que son héritage incitera à des réformes significatives.







