Un homme âgé de 54 ans a été jugé ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Versailles pour trois cas d’exhibition sexuelle à l’encontre de jeunes filles de 17 ans. Selon une expertise psychiatrique, les juges ont estimé qu’il était pénalement irresponsable.
Olivier D., habillé d’un grand pull bleu marine et portant des lunettes, a reconnu, depuis son box, son appétit pour l’exhibition dans les trains. Les victimes, toutes âgées de 17 ans, ont vécu des moments troublants. Lors du procès, l'une d'elles, accompagnée de ses parents, a été profondément affectée, se tenant la main de sa mère tout au long des débats.
L'accusé avait été présenté à la justice le 22 janvier dernier, mais les juges avaient requis une expertise psychiatrique. Le spécialiste l’a rencontré pendant sa détention à la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy, concluant à l’abolition de son discernement.
Olivier D., diagnostiqué schizophrène au début des années 2000, est reconnu comme handicapé à 80 % par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) des Yvelines, lui octroyant une aide financière mensuelle.
Une consommation excessive de contenus inappropriés
Au cours de l'audience, le président du tribunal a rappelé qu’Olivier D. avait été hospitalisé précédemment pendant cinq mois et qu’il suivait un traitement antipsychotique. Ce dernier a admis : "J'ai maintenant des injections pour mieux gérer mes pulsions, mais je crains que mon traitement ne soit pas suffisant. C’est une maladie, j’ai un vrai souci de libido qui m’empêche de me concentrer."
Les antécédents d’Olivier D. en matière d’exhibitionnisme remontent à 1998, et pourtant, il a continué à céder à ses pulsions, ce qui inquiète les juges. "J’en ai marre de cette libido", a-t-il concédé, reconnaissant la gravité de la situation.
Les enquêteurs ont révélé qu’il visitait chaque jour des sites pornographiques, notamment des contenus mettant en avant des actes d’exhibition dans les trains.
Un traumatisme durable pour les victimes
Les jeunes filles ont partagé des récits similaires sur leurs expériences. Elles décrivent comment il s’approchait d’elles dans le wagon et se masturbait en les regardant avec insistance. Tremblante, l'une d'elles a raconté comment cet événement l’a marquée : "Depuis je fais bien plus attention dans les transports, je scrute toujours qui est à côté de moi," a-t-elle déclaré, visiblement ébranlée.
La procureure a qualifié ces actes de "traumatisants" et a demandé une hospitalisation sous contrainte étant donné les conclusions de l’expertise. Le tribunal, en accord avec cette demande, a ordonné son transfert vers un hôpital psychiatrique du département.







