Après plusieurs mois de lutte sans solution, des copropriétaires de la rue Causserouge, au cœur de Bordeaux, ont décidé d'engager un agent de sécurité fin janvier, espérant ainsi mettre un terme aux intrusions dans leur immeuble. Une démarche coûteuse mais nécessaire face à une situation de plus en plus préoccupante.
Dans cet immeuble, un trou discret dans l’armoire électrique sert de cachette pour divers objets liés à la consommation de drogue. Les toxicomanes n’hésitent pas à se droguer dans les parties communes, créant une ambiance insupportable pour les résidents. Alexandre, un propriétaire, évoque des scènes de désolation : « J’ai appris que le manque provoquait des douleurs réelles, ajoutant une odeur insupportable dans l'immeuble. » Des seringues usagées et des mouchoirs tâchés de sang sont laissés à disposition dans l'escaliers et l'arrière-cour.
Une facture qui pèse lourd
Les manifestations de cette crise sont devenues quasi quotidiennes. « Le jour, tout semble normal, mais la nuit, c’est un autre monde », déplore Alexandre. Des guetteurs circulent, et des individus transforment le hall en un centre de distribution de drogues jusqu'à tard dans la nuit.
L'immeuble, situé à proximité d'écoles, est un foyer d'inquiétude. Ce constat pousse certains locataires à quitter leurs habitations. Un nouvel arrivant a déjà peur de quitter son appartement, rapportant des rencontres avec des individus armés.
Des actions entreprises
Face à cette situation alarmante, les copropriétaires, avec leur syndic, ont porté plainte et alerté les autorités locales. Marc Etcheverry, adjoint au maire en charge de la sécurité, a promis des patrouilles renforcées dans la zone et a appelé les victimes de ces désagréments à se manifester pour élaborer des solutions susceptibles de renforcer la sécurité. « Nous devons nous attaquer à la racine du problème, avec une augmentation des moyens pour traiter les addictions au niveau local », a-t-il énoncé.
En parallèle, les copropriétaires de la rue Causserouge envisagent d'installer un système de sécurité plus sophistiqué, malgré le coût élevé de ces mesures. « Sans une sécurité coûtant des milliers d’euros, il devient de plus en plus difficile d’obtenir la tranquillité », conclut Alexandre, désespéré mais déterminé à restaurer la paix dans son immeuble.







