Vous cherchez à donner un sens à votre épargne ? Plongeons dans le monde de la finance solidaire et ses caractéristiques.
En France, les investissements solidaristes gagnent en popularité. Mais concrètement, qu’est-ce que cela implique ? Comment vous impliquer ? Voici tout ce qu’il faut savoir.
La finance solidaire : une définition claire
La finance solidaire englobe des initiatives et régulations qui facilitent le financement de projets visant à réduire l’exclusion sociale et à favoriser la cohésion communautaire. Ces projets, souvent jugés non rentables par les circuits traditionnels, rencontrent ici une nouvelle opportunité de financement.
Ce domaine est étroitement lié à l’économie sociale et solidaire (ESS), qui représente environ 10 % du PIB français et 14 % des emplois dans le secteur privé. Il regroupe divers acteurs tels que des associations, mutuelles, fondations et coopératives.
La place de l’épargne solidaire en France
En 2022, l’épargne collectée via des dispositifs tels que l’épargne salariale, les banques ou assurances vie a atteint 26 milliards d’euros, d’après le baromètre de l’association FAIR. Cependant, cette part reste modeste par rapport à l’épargne globale des Français.
Les résultats des financements sont encourageants, avec près de 1 600 projets à impact soutenus par une épargne solidaire de 840 millions d’euros et des dons d’environ 5 millions d’euros en 2022.
Produits d’épargne solidaire disponibles
Le Comité du label Finansol distingue principalement deux types de produits d’épargne solidaire :
Produits d’investissement solidaire
Ces produits garantissent que la majorité des fonds investis sont destinés à des projets à caractère social et/ou environnemental. L’épargne peut être placée directement dans des associations et sociétés coopératives ou via des fonds solidaires au sein de contrats d’assurance vie, PEA ou comptes-titres.
Produits de partage
Avec ces produits, au moins 25 % des intérêts générés sont reversés à des associations. Les livrets d’épargne, fonds communs de placement (FCP) et assurances vie peuvent en faire partie. Ces placements permettent également une optimisation fiscale grâce à la déduction des dons de l'impôt sur le revenu jusqu'à 66 %.
Les banques, assurances, et sociétés de gestion prennent en charge la commercialisation des produits solidaires, assurant la distribution des fonds aux acteurs locaux.
Au cœur des labels
Les labels garantissent la transparence et la traçabilité des investissements. Leur attribution repose sur des critères mesurables concernant les activités éligibles et les normes environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
Finansol, actif depuis 1997, est l'un des labels les plus réputés dans le secteur. D’autres labels, tels que ISR et Greenfin, aident à identifier des investissements responsables. Le label ISR comprend 750 fonds et le label Greenfin, créé après la COP 21, exclut les secteurs non durables.
Pour une bonne décision d’investissement, il est essentiel de cerner vos priorités (inclusion sociale, environnement, éducation) et de consulter des conseillers spécialisés si nécessaire. Ces experts vous guideront vers des placements conformes à vos aspirations.
Pratiques recommandées pour investir
Adopter quelques bonnes pratiques facilitera votre entrée dans la finance solidaire :
- Analysez les caractéristiques des produits d’investissement : vérifiez qu’ils correspondent à vos objectifs et niveaux de risque.
- Distinguez les projets que vous souhaitez soutenir : défendez les causes qui vous tiennent à cœur.
- Comprenez le fonctionnement des produits : sachez que pour les produits de partage, seule une partie des revenus est reversée.
- Évaluez le risque : sachez que votre capital n’est pas toujours garanti.
- Consultez la documentation fournie : lisez le document d’informations clés (DIC), qui détaille votre placement.
En somme, investir dans la finance solidaire nécessite une réflexion éclairée sur vos choix d’épargne.
La règle du 90/10 : un cadre d’investissement
Cette règle s’applique à ceux qui investissent via un plan d’épargne d’entreprise. 90 % de l’investissement est alloué à des supports classiques, tandis que 10 % est dirigé vers des projets solidaires, permettant ainsi une mutualisation des risques et des rendements compétitifs.
Pour ceux qui souhaitent s’engager dans la finance solidaire, de nombreux produits sont disponibles : livrets bancaires, contrats d’assurance vie, épargne salariale, ou même investissement direct via des plateformes de crowdfunding. Fiez-vous aux labels comme Finansol qui certifient des investissements à fort impact. Avant de faire le saut, définissez vos objectifs et familiarisez-vous avec le secteur.







