Depuis août 2025, trois voitures radars banalisées, surnommées Dexter, parcourent chaque mois 15 000 kilomètres de routes drômoises pour contrôler la vitesse des automobilistes. Ces véhicules ont enregistré près de 2 500 infractions en seulement un trimestre. Julien Henrard, le sous-préfet de la Drôme, souligne que « 0,2 % des conducteurs passent devant les radars fixes en état d’infraction, tandis que ce chiffre grimpe à 10 % avec les voitures Dexter ». Cette différence s’explique principalement par la connaissance de l'emplacement des radars fixes, provocant un ralentissement au bon moment pour éviter d'être flashé.
En parallèle, la Drôme compte environ 35 dispositifs de contrôle, qu'ils soient fixes ou mobiles, pour sécuriser ses routes. Bien que ce nombre reste constant selon la préfecture, ces appareils ont tout de même réussi à enregistrer environ 100 000 infractions cette année. Ce chiffre alarmant n'échappe pas au regard des experts en sécurité routière, qui voient dans ces statistiques une incitation à repenser la manière dont la vitesse est surveillée.
Un porte-parole de la Sécurité Routière a récemment déclaré : « L'usage de dispositifs mobiles comme les voitures radars offre une flexibilité inédite dans les contrôles, permettant de cibler des zones à risque en temps réel. Cela pourrait potentiellement sauver des vies. » L'autoroute de la sécurité routière est un sujet brûlant, et ces nouveaux dispositifs de surveillance en font partie intégrante.
L'impact des voitures radars sur la conduite implique une prise de conscience collective. Les automobilistes doivent être conscients de ces outils pour adopter des comportements plus responsables sur la route. Reste à voir si ce changement de dynamique contribuera réellement à réduire les accidents de la route dans le département.







