Une nouvelle tragédie a frappé Calais, où un migrant a trouvé la mort après avoir été retrouvé en état d'hypothermie. L'homme, qui était sans domicile fixe, a été découvert le 31 décembre, conscient mais gravement affaibli par le froid. Il a ensuite été transporté d'urgence à l'hôpital, où il a subi un arrêt cardiaque qui a conduit à son décès, comme l'indique le parquet de Boulogne-sur-Mer.
Le procureur a précisé que l'identité du défunt n'avait pas encore été établie. Une autopsie a été ordonnée en raison de la jeunesse apparente de la victime, ce qui souligne la nécessité d'enquêter sur les circonstances de sa mort. Selon les informations recueillies par l'association Salam, cet homme vivait à la rue depuis de nombreuses années à Calais, un témoignage qui met en lumière les conditions de vie difficiles des migrants dans la région.
Des commémorations en mémoire de la victime sont planifiées à Calais et à Dunkerque, un geste qui témoigne de la solidarité des communautés locales. Dans le cadre de cette triste nouvelle, les associations d'aide aux migrants réitèrent l'urgence d'une réponse face aux conditions climatiques éprouvantes et à la précarité auxquelles sont confrontées les personnes exilées.
Le plan grand froid a été activé dans le Pas-de-Calais dès Noël, mais il semble que cela n’ait pas suffi pour protéger ceux qui se retrouvent livrés à eux-mêmes. Des voix s'élèvent pour demander des solutions durables afin de prévenir de telles tragédies. Les experts s'accordent à dire que le diocèse de Boulogne-sur-Mer, en collaboration avec les organismes de secours, doit intensifier les efforts pour garantir la sécurité et la dignité des migrants durant l'hiver.
Les décès liés à l'hypothermie et aux conditions climatiques sont devenus plus fréquents, suscitant des inquiétudes croissantes au sein des organisations humanitaires. Une étude récente de France Terre d'Asile met en lumière l'ampleur de cette crise, appelant à une mobilisation accrue pour protéger les plus vulnérables.







