Une enseignante d'éducation physique et sportive, Pandora Demit, a été agressée le samedi 20 juin devant son domicile à Tourves, dans le Var. Cet acte de violence a suscité une réaction immédiate au sein de la communauté éducative, qui s'est rassemblée pour lui offrir son soutien.
Selon Nice-Matin, l'enseignante a été frappée au visage par la mère d'une élève de terminale alors qu'elle s'apprêtait à partir en voiture. L'agression a été provoquée par une dispute concernant les notes suite à un contrôle scolaire, un sujet sur lequel la professeure et les parents de l'élève avaient déjà échangé sans succès. La mère, en outre, a déclaré qu'elle comptait porter plainte.
Les syndicats de l'éducation ont qualifié cet acte de "prémédité" et l'ont dénoncé comme "totalement injustifiable". Ils soulignent la montée inquiétante de la violence envers le personnel éducatif, un phénomène qui a pris de l'ampleur ces dernières années.
Un soutien apporté
En réponse à cette agression inacceptable, un rassemblement de solidarité s'est tenu le lundi 22 juin, devant le lycée Maurice-Janetti de Saint-Maximin, organisé par le personnel de l'établissement. Le directeur académique du Var, ainsi que de nombreux enseignants, parents et élèves, ont été présents pour témoigner de leur solidarité.
Quentin Dauphiné, représentant syndical, a souligné l'importance de ce rassemblement : "Tous se sont manifestés spontanément, car on ne peut pas réagir par la violence". Aela Schuller-Guillot, représentante de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), a également exprimé son soutien : "On soutient très clairement le corps enseignant, c’est impossible d’arriver à des agressions physiques ou verbales".
Cette affaire met en lumière la nécessité d'un dialogue constructif entre les parents et les enseignants, afin de prévenir de tels incidents à l'avenir. L'éducation devrait reposer sur la confiance et le respect mutuel, et non sur la violence.







