Un individu présumé à la tête de la DZ Mafia, déjà détenu, a été placé en garde à vue le mardi 9 juin. Les enquêteurs émettent des soupçons quant à ses intentions d'orchestrer une action violente depuis sa prison, possiblement pour s'évader. Récemment condamné à 25 ans de réclusion, il se trouve au cœur d'une affaire de narcobanditisme à Marseille.
Gabriel Ory a été condamné en avril à Aix-en-Provence pour avoir joué un rôle dans un double assassinat survenu en 2019, avant même la formation de la DZ Mafia, aujourd'hui considérée comme une organisation criminelle prédominante dans le narcobanditisme à Marseille.
Ce mardi, il a été placé en garde à vue suite à une affaire en cours à Marseille, selon des sources proches de l'enquête. Les investigations portent sur une "suspicion de préparation d’action, qui aurait pu être violente", une alerte qui remonte à la période précédant son procès à Aix-en-Provence, où les craintes pour la sécurité étaient palpables.
Un soupçon d'évasion
Le quotidien Le Parisien a révélé cette garde à vue, mentionnant que les autorités s'interrogent sur "un projet d’action violente – probablement une évasion – fomenté depuis la prison ultra-sécurisée de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), déjoué de justesse par les services de police judiciaire marseillais début mars."
En mars, le parquet de Marseille avait déjà annoncé la mise en examen de quatre individus liés à la DZ Mafia, suspectés d'être impliqués dans une association de malfaiteurs pour l'organisation d'un crime en bande. Le ministre de l'Intérieur à l'époque, Laurent Nunez, avait souligné qu'il était "évident qu'un projet d'action violente se préparait".
Des téléphones portables saisis
Il avait également évoqué l'"achat de déguisements de policiers et de pompiers, de talkies-walkies, de gyrophares, de brassards, de fumigènes, ainsi que des cordes et un appartement loué."
Récemment, en mars, des téléphones portables ont été saisis au quartier d'isolement de la prison d'Aix-Luynes, y compris dans une cellule destinée à Gabriel Ory quelques jours avant son procès. Ces éléments soulèvent des questions sur les moyens de communication et les plans d'action qui auraient pu être mis en place pour orchestrer une évasion.







