Dans une démarche empreinte d'émotion, les familles des 228 victimes du tragique vol Rio-Paris de 2009 se tournent vers Emmanuel Macron. Dans une lettre révélée par Le Parisien, elles expriment leur désarroi suite à la décision des géants aéronautiques Airbus et Air France de se pourvoir en cassation, une action qui, selon elles, ravive leurs douleurs et leurs espoirs écrasés.
« Nous espérions que l’issue judiciaire mettrait un terme à notre calvaire, mais la décision d’Air France et d’Airbus a profondément terni cette attente », déclarent-elles. Elles appellent le président de la République à intervenir en tant qu'actionnaire de ces entreprises pour les inciter à abandonner cette démarche juridique. « Nous vous demandons de jouer ce rôle et de faire changer d’avis leur direction », ajoutent-elles dans leur lettre.
Cette demande d’intervention de l’État souligne la responsabilité particulière qu’ont les entreprises face aux victimes d’accidents aériens. Plusieurs experts en droit aérien, contactés par Franceinfo, notent que la position d’Emmanuel Macron pourrait avoir un impact significatif sur la décision finale des compagnies. Selon Jean-Pierre Dupuy, avocat spécialisé, « Macron a une plateforme d’influence qui pourrait être déterminante dans ce dossier. »
Les émotions sont vives dans cette affaire, et l'appel des familles trouve par ailleurs un écho dans la société française, où la solidarité avec les victimes d'accidents tragiques est souvent forte. « Il est temps que ces compagnies prennent leurs responsabilités et montrent qu'elles se soucient de ceux qui ont souffert », conclut une proche des victimes, qui préfère garder l'anonymat.







