Un conflit inédit autour d'un aspirateur-laveur explose en Ariège. Un retraité local réclame 500 000 euros pour dénoncer une prétendue absence d'informations sur les produits en libre-service.
Le 2 février dernier, un septuagénaire se rend dans un magasin à la recherche d’un appareil efficace pour éliminer les poils d’animaux. Il dépense 140 euros pour le Bissell CrossWave, vanté comme capable d’aspirer, de laver et de sécher tout type de sol. Convaincu d’avoir trouvé la solution idéale, il déchante rapidement après sa première utilisation.
L’Ariégeois déclare que le produit ne remplit pas ses promesses : “Cela créait un mélange de poils, de poussière et d’eau,” s’inquiète-t-il, rapportant ses frustrations à La Dépêche.
Après avoir demandé un remboursement, le magasin refuse, argumentant que l'aspirateur fonctionne correctement. Un malentendu s'installe alors : “Si j’avais su dès le départ que ce modèle n’était pas adapté aux poils, je ne l’aurais pas acheté,” dit-il. La direction du magasin lui répond que le produit était accessible sans l'intervention d'un vendeur pour l'orienter vers un modèle plus adéquat.
“Moi, je suis retraité. J’ai le temps de porter plainte”
Ne se laissant pas abattre, le retraité tente d’intensifier ses démarches : lettres, appels à la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), sollicitations d’un conciliateur de justice… ses efforts n’aboutissent pas.
Déterminé, il soumet une nouvelle requête : 500 000 euros de dommages et intérêts en sus du remboursement. Pour lui, cette somme reflète la frustration des acheteurs qui, face à un produit qu’ils jugent défaillant, abandonnent leurs réclamations. “Tout le monde n’a pas le temps de porter plainte. Moi, je suis retraité. J’ai le temps,” déclare-t-il. Pendant ce temps, les responsables du supermarché restent fermes sur leur position.







