Un homme de 50 ans, s'étant présenté au commissariat de Sarreguemines, a avoué avoir tué sa compagne, une mère de famille âgée de 37 ans. Il a été placé en détention provisoire après sa mise en examen pour « homicide sur conjoint » annoncée par le parquet de Metz le 4 juin.
Lors de son interrogatoire, il a confirmé avoir étranglé sa partenaire en raison de suspicions sur une liaison avec un autre homme. Le procureur de la République, David Touvet, a indiqué que l’autopsie avait révélé que la victime avait effectivement succombé par strangulation, ce qui concorde avec les déclarations de l'accusé.
Un enfant de 3 ans, issu de cette union, a été pris en charge par des membres de la famille. Les autorités ont précisé que le couple était inconnu des forces de l’ordre pour des antécédents de violence domestique. Le procureur de Sarreguemines, Olivier Glady, a signalé qu'une voisine avait rapporté avoir entendu des cris émanant de l'appartement, suscitant l’inquiétude.
Ce tragique événement intervient alors que les rapports sur la violence domestique en France soulignent une inquiétante hausse. Selon des chiffres récents, le nombre de féminicides a grimpé de 11 % entre 2023 et 2024, causant la mort de 107 femmes par leur partenaire ou ancien partenaire, d'après des données publiées en octobre. Cette situation alarmante met en lumière la nécessité de renforcer les mesures de prévention et de soutien aux victimes.







