Ce lundi 11 mai, lors de son intervention dans l'émission "Tout est politique" sur franceinfo, l'ancienne ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a évoqué les mesures actuelles du gouvernement face à l'hantavirus, insistant sur le besoin d'une vigilance accrue.
Franceinfo : Le retour des théories complotistes sur l'hantavirus rappelle des échos du Covid-19. Quelle est votre réaction ?
Roselyne Bachelot: Je ressens un déjà-vu, rappelant les défis de gestion des pandémies passées, notamment la grippe H1N1 en 2009 et le Covid-19. Sur le plan de la santé, je prône une stratégie de protection maximale. On ne doit pas risquer la santé des Français. Les expériences américaines, avec des mesures trop légères, sont préoccupantes. Un porteur du virus peut être asymptomatique durant un certain temps, renforçant le risque de contagion.
Ce soir, le Premier ministre va annoncer de nouvelles mesures sur les cas contacts.
L'évolution récente des recommandations gouvernementales est dans le bon sens. Je suis convaincue que la gestion de la communication va s'avérer cruciale tout autant que la réponse sanitaire. Les critiques émergeront rapidement : certains diront que le gouvernement en fait trop, tandis que d'autres argueront du contraire. Cela a déjà été un défi majeur lors des pandémies passées.
Comment faire passer le message que les cas sont encore limités ?
Il est essentiel d'occuper l'espace médiatique. Les informations doivent provenir de médecins et d'experts en épidémiologie. Si on lâche prise, d'autres rempliront ce vide avec de fausses informations.
La fréquence de communication durant le Covid a-t-elle amplifié l'inquiétude ?
Il est crucial d'adapter la communication à l'évolution de la pandémie. Une communication régulière, même journalière, permet d'informer efficacement. D'ailleurs, des communications quotidiennes semblent être à l'ordre du jour.
Avez-vous des idées sur la manière de gérer les conseils scientifiques ?
Je ne souhaite pas me prononcer sans avoir une vision complète de la situation. Ce ne sont pas les anciens responsables de la santé qui devraient juger sans informations suffisantes.
Vous mentionnez le terme de pandémie, comment qualifier la situation actuelle ?
C'est une maladie infectieuse avec un potentiel mortel. Les experts indiquent que c'est un virus moins transmissible que d'autres, mais il reste une menace sérieuse. Nous devons prendre cette infection au sérieux pour éviter qu'elle ne devienne une pandémie.
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