Le parquet de Dunkerque a lancé une enquête suite à des allégations de comportements racistes parmi les membres de l'équipage du Ridens, un navire de sauvetage basé à Dunkerque. Les accusations concernent des propos racistes et des actions susceptibles de compromettre la sécurité des migrants secourus.
Ce coup de semonce est survenu après un signalement fait le 13 avril 2026 par le préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord. Selon la procureure de Dunkerque, Charlotte Huet, l'enquête se penche sur des "injures publiques liées à l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion", ainsi que sur la "mise en danger de la vie d'autrui".
Les faits dénoncés impliquent quatre agents de la marine nationale, qui, durant des missions de sauvetage en mer, auraient eu des comportements inappropriés envers des migrants tentant de rejoindre le Royaume-Uni à la fin de l'année 2025. Un agent de la marine a alerté les autorités sur ces actes en décembre dernier, entraînant l'ouverture de l'enquête.
Des mesures prises à l'encontre des agents le temps de l'enquête
Suite à ce signalement, des "mesures conservatoires" ont été instaurées, maintenues jusqu'à nouvel ordre, comme confirmée par la préfecture maritime de la Manche. Bien que les détails de ces mesures restent flous, elles sont conçues pour assurer la sécurité et l'intégrité de l'enquête.
Le Ridens, qui fait partie d'un dispositif de surveillance établi en 2023 pour contrôler les traversées périlleuses du Pas-de-Calais, appartient à la société privée SeaOwl et emploie une dizaine de personnes. Ce navire a été déployé pour porter assistance aux migrants qui prennent la mer à bord d'embarcations souvent rudimentaires.
La situation met en lumière non seulement les défis auxquels font face les sauveteurs des mers, mais aussi l'importance de maintenir des normes éthiques élevées, comme le souligne un expert en droits maritimes interrogé par Le Monde: "Le sauvetage en mer ne doit jamais s'accompagner de discrimination ou de mépris pour la dignité humaine".







