Trois individus ont été interpellés ce mardi lors d'une opération menée par la Cellule de lutte contre le travail illégal et la fraude (Celtif). Ces suspects seraient impliqués dans un système de travail dissimulé au sein d'une société de bâtiment située dans le Val-d’Oise.
L'affaire a commencé par un contrôle aléatoire à l'échelle nationale. Entre octobre 2020 et septembre 2024, l'entreprise a déclaré près de 4 millions d'euros de chiffre d'affaires, tout en n'employant en moyenne que trois salariés par mois. Ce paradoxe a suscité les interrogations des autorités. Sous la direction du procureur de la République de Bobigny, les gendarmes de la Celtif ont intensifié leurs investigations.
Des saisies vertigineuses
Les enquêteurs ont découvert que le gérant officiel n’était en réalité qu’un homme de paille. Le véritable propriétaire présumé a été identifié, tout comme un membre de sa famille, accusé d'avoir investi des fonds frauduleux dans l'immobilier. Selon la gendarmerie, cette affaire a mis en lumière des pratiques frauduleuses systématiquement orchestrées.
Les saisies effectuées par les enquêteurs se chiffrent à environ 1,4 million d'euros. Cela inclut trois biens immobiliers, deux Mercedes de plus de 60 000 euros, un lingot d’or d’un kilo, 160 000 euros en espèces et 70 000 euros de bijoux, comme rapporté par Le Parisien. Cela correspond à un manque à gagner pour l'Urssaf estimé à 2 millions d'euros.
A l'issue de sa garde à vue, le gérant de façade a été présenté pour un contrôle judiciaire, en attendant son procès prévu pour le 6 mai. Les deux autres prévenus devront également répondre devant le tribunal des accusations portées à leur encontre.







